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Afrique et solaire

L’Afrique, futur parangon du photovoltaïque ?
25.02.2014 / Afrique
L’Afrique est à la fois le continent le plus à même de se barder de panneaux photovoltaïques, et le moins susceptible de le faire. Ce paradoxe s’explique par le taux d’ensoleillement exceptionnel de l’endroit (son exposition moyenne est comprise entre 5 et 7 kWh/m2) et son extrême pauvreté (le PIB du continent représente l’équivalent de 2,62 % du PIB mondial, soit l’équivalent du PIB du Canada, qui compte moins de 35 millions d’habitants, quand l’Afrique en totalise plus d’un milliard).
Continent le plus ensoleillé du monde, il pourrait potentiellement produire une énergie thermique et/ou électrique bon marché. Problème, il est aussi le plus pauvre, or l’installation de capteurs solaires coûte cher. Insoluble ? De plus en plus d’entrepreneurs veulent croire que non.
Le développement de l’Afrique passe par son électrification. Vecteur de progrès important, elle est pour le moment marginale sur le continent, puisque plus des deux tiers de la population subsaharienne n’ont pas accès à l’électricité. Un chiffre qui atteint les 85% s’agissant des habitants des zones rurales.
Le solaire, comme une évidence, pourrait contribuer à remédier à cet état de fait. Il semble d’autant plus opportun que l’Afrique se caractérise par d’immenses zones à la densité de population faible, difficiles à raccorder au réseau. Tout semble donc inciter les pays africains à avoir recours à de micro-réseaux autonomes et intelligents, ou microgrids, schémas privilégiés dans le cadre de l’installation de systèmes photovoltaïques.
Encouragés par diverses ONG, ou par des programmes de microcrédits, certains pays ont déjà sauté le pas. C’est le cas de Madagascar, où des panneaux solaires ont été installés sur des hôpitaux, pour leur éviter le blackout lors des (fréquentes) coupures de courant. Au Ghana et au Burkina-Faso, on a voté des incitations fiscales et lancé des micro-financements remboursables sur plusieurs années, afin d’inciter la population à s’équiper de kits solaires. Au Rwanda, une microcentrale solaire a été mise en activité en 2007. En Ouganda, Village Energy incite les ruraux à confectionner leurs propres réseaux photovoltaïques domestiques.
Autant d’initiatives portées à bout de bras par les acteurs locaux, témoignant d’une réelle envie d’évoluer, mais encore trop largement sporadiques. Pour faire un bond véritable, l’Afrique a besoin d’attirer les investisseurs étrangers, de créer une filière du photovoltaïque. Elle commence à s’y mettre. Au Maroc et au Sénégal par exemple, la firme espagnole Trama TecnoAmbiental a investit plusieurs millions, pour multiplier les microgrids.
Mais ce n’est rien à côté de Desertec, projet d’envergure mondiale ayant notamment pour ambition de tapisser de capteurs solaires une partie du Sahara à l’horizon 2050, afin de répondre à la demande de la quasi totalité de l’Afrique et d’une partie de l’Europe. Construire des centrales solaires en plein désert n’est pas une mauvaise idée, puisque chaque km2 de ces régions arides reçoit annuellement une énergie solaire équivalent à 1,5 millions de barils de pétrole. Autrement dit, il « suffirait » de couvrir 0,3 % des 40 millions de km2 de déserts que compte la Terre de panneaux pour pourvoir aux besoins électrique de toute la planète.
Ça a l’air simple. Ça l’est. Ça n’en a pas moins un coût d’installation. Il est estimé, pour une consommation annuelle moyenne de 128 kWh par habitant en Afrique de l’Ouest, à 750 euros par personne. Ça peut sembler élevé, ça l’est au regard du revenu moyen des habitants d’Afrique, c’est pourtant très rentable sur le long terme.
Si les investissements se font, et ne doutons pas qu’ils se feront, l’Afrique pourrait devenir la vitrine mondiale des énergies vertes. Gorgé d’un pétrole allègrement détourné vers les pays occidentaux, le continent ne profite guère de l’or noir. Qu’importe. L’aspect difficilement stockable et transportable sur de longues distances des énergies renouvelables devrait lui permettre de jouir en toute quiétude de cette autre manne, autrement plus propre.
http://www.greenetvert.fr/2014/02/25/lafrique-futur-parangon-du-photovoltaique/77687

dakar

02 décembre 2009

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La « route des riches », sur la corniche mène au Radisson, un nouvel hôtel qui a ouvert ses portes il y a quelques mois à peine. Une halte s’impose. Le Radisson vaut parait-il le détour. Du luxe jamais vu au Sénégal. En effet, ses lignes pures, noires et marbrées se détachent sur le fond de l’océan. J’y fais une entrée la plus discrète possible. En short et en sueur, je dépare. Au milieu d’hommes en costumes noirs parlant anglais et français avec aisance et buvant des cocktails exotiques dans de grandes salles climatisées.

 

 

Des femmes en tailleur tapotent sur leur ordinateur portable, l’air sévère et pénétrées de leur importance de fonctionnaires onusiennes en mission. Ruisselant de sueur, je vois bien que je ne fais pas trop couleur locale. Mais les vigiles me laissent passer. Comme si la blancheur de ma peau servait de viatique.

 

Je décide que j’ai, moi aussi, droit à la vue sur la grande bleue. Je m’accoude de longues minutes aux balustrades du restaurant panoramique. L’océan me rafraîchit, m’apaise. Avant que je me décide à repartir. Presque à regret. L’opulence a aussi de bons côtés. Mais il faut se résoudre à quitter les lieux. Viendra forcément le moment fatidique où un employé zélé va se demander ce que je fais ici. M’inviter à mettre la main au portefeuille. Au cas où, j’ai déjà inventé mon numéro de chambre. 212, celui que je donne habituellement aux empêcheurs de courir en rond. Mais personne ne me demande rien.

 

 

 Au Radisson, les chambres les moins chères valent 160 000 francs CFA (environ 200 euros). L’équivalent du salaire mensuel d’un enseignant du secondaire. Je reprends la route. Un peu plus loin sur la Corniche, nous tombons nez à nez sur un concurrent du Radisson. Une nuit dans la suite présidentielle coûte un demi million de francs CFA (près de 800 euros).

 

Il est temps de revenir aux réalités des autres Sénégalais. Je traverse
la Médina, le quartier populaire où a grandi le chanteur Youssou N’dour. Nous retrouvons l’autre visage du pays. Les routes jonchées de nids de poules. La poussière. Les embouteillages monstres à toute heure du jour et parfois de la nuit. Les coups de klaxon permanents. Les gaz d’échappement, les fumées noires de cars à l’agonie. Les petits commerces en bois qui envahissent les trottoirs. Les mendiants, les handicapés et les talibés qui font sans cesse appel à la générosité des passants. Les petits vendeurs des rues, les « bana bana » qui courent après les belles de Dakar et leur proposant des prix « défiant toute concurrence ».

 

Enfin, nous arrivons place de l’Indépendance, le cœur de la ville, dans le Plateau, le quartier administratif. A deux pas de la Présidence, des ambassades et des ministères. Un Plateau où bien des routes sont, elles aussi, en piteux état. Un cœur de ville miséreux. Comme si les plus aisés ne se souciaient plus guère du cœur vibrant de la ville. Depuis qu’ils ont trouvé refuge sur la corniche. Leur étrange paradis artificiel, tourné vers le grand large et ses promesses.

 

http://dakarparis.blog.lemonde.fr/2009/12/02/du-dakar-des-riches-a-l%E2%80%99independance/

 

 

article février

Dimanche 21 février 2010 7 21 /02 /2010 19:08

 

21/02/2010

 

Monsieur le président, le peuple en a assez des fêtes !

 

 

Remplacez le Sénégal par le Bénin et vous avez la même copie conforme des change-menteurs (I.B.)

 

Les festivités marquant l’anniversaire des cinquante ans d’indépendance du Sénégal ont été lancées le samedi dernier au stade Léopold Sédar Senghor sous la présidence effective du chef de l’Etat
D’emblée, la fête a été morne, sans saveur. Le PDS, parti au pouvoir n’a pas su mobiliser les foules malgré sa campagne électorale, déguisée, prématurée.

Les masses euphoriques du 19 Mars 2000 jour de la célébration de l’alternance politique intervenue au Sénégal grâce à des élections claires et transparentes organisées par l’ex président Diouf et son gouvernement ; les foules historiques de cette journée mémorable du changement ont pointé ABSENT.
Le peuple sénégalais, par cette manifestation inoubliable, debout comme un bloc humain, a fêté et magnifié l’arrivée à la magistrature suprême sénégalaise de L’homme Abdoulaye WADE, leader charismatique du PDS.

Le soutien des autres candidats de l’opposition, réunis au sein du Fal a été d’un apport déterminant pour l’avènement de l’alternance.
La victoire d’ Abdoulaye WADE sur Abdou Diouf serait plus qu’incertaine, sans le soutien décisif d’hommes politiques comme Moustapha Niasse, Abdoulaye Bathily, Amath Dansoko, Landing Savané et de couches importantes de la société civile.

La presse privée n’a pas été en reste.

Mais depuis, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts : les belles promesses d’hier sont devenues des mirages sans lendemain…L’opposition, regroupée au sein de Benno a boycotté Abdoulaye WADE et sa fête, et derrière elle, le peuple sénégalais tout entier !

Le stade Léopold Sédar Senghor, témoin de la fête était désespérément vide : gazon vert étendu à perte de vue, espace vide, baobab fou, dénudé de feuilles vertes signe de vitalité et de jeunesse ; regards nostalgiques et hagards ont marqué une ambiance triste en ce jour historique d’anniversaire de notre indépendance nationale.

Les badauds se sont retirés avant l’heure convenue laissant les élèves et les militaires assurer…

Les Sénégalais, après l’euphorie des deux premières années sont fatigués et déçus des promesses non tenues ; fatigués d’une vie devenue insupportable, chéreté oblige dans
un état incapable de satisfaire la demande sociale devenue plus exigeante.

Sous le Sénégal de l’alternance, assurer les trois repas quotidiens est un défi. La flambée des prix du riz, du sucre, de la tomate, du lait de l’huile et du mil a accru la disette, les prix de l’essence, du gasoil et des transports sont devenus exorbitants La bonbonne de gaz de 5 kilos à 3200 FCFA est simplement inacceptable pour une ménagère sans ressources.

Est-il normal que ces mêmes denrées et produits alimentaires coûtent beaucoup moins cher au Burkina Faso, en Mauritanie et en Gambie quand l’essentiel de ces produits transitent par le port de Dakar pour atterrir dans la sous région ?

Du coup le fameux thiéboudjeune sénégalais en devient incolore, inodore, sans saveur.

Pendant ce temps, pour l’année 2009, les services des impots ont recouvrés 697,7 milliards de Fcfa ; à la douane près de 400 milliards l’ont été pour aller renflouer les caisses de l’état devenu super dépensier. (Source : L’AS quotidien du 2010-02-17)

Et dire que dépenser un milliard, c’est dépenser 100.000 fcfa par jour ; soit 36.500.000 fcfa par année ce pendant 28 années !!!!

Dans les milieux défavorisés beaucoup de nos concitoyens se contentent d’un seul repas par jour.
Au plan sanitaire la situation n’est guère mieux lotie.
Pour disposer de soins médicaux quand arrive la maladie il faut se lever tôt et savoir bourse délier Le plan sésame agonise devant des centres de santé dénudés de finances.

Les hopitaux Aristide Le Dantec Général de grand yoff ex CTO et Abass Ndaw de la Médina croulent sous le poids d’un manque criard de moyens.
Ne parlons pas des zones d’habitations victimes d’enclavement de certaines régions de l’intérieur où la femme sénégalaise meurt facilement en donnant la vie faute de moyens de transport ou de structures sanitaires décentralisées

Pendant ce temps les milliards de L’ ANOCI sont restés au travers de la gorge des artères principales de l’aéroport et du centre ville où les voitures rutilantes produites par l’ alternoce s’étirent à longueur de journée. Dans les quartiers périphériques de pikine et des parcelles assainies ;dos d’ânes et embouteillages vous assaillent si ce ne sont pas les petits talibés qui vous arrachent la monnaie

La jeunesse sénégalaise jadis fierté de la nation a fini par sombrer dans un gorgorluisme sans issue alors que nos valeurs morales ancestrales sont devenues démodées.
L’océan, après l’inoubliable tragédie du bateau LE DIOLA jamais élucidée n’en finit toujours pas d’engloutir des milliers de jeunes sénégalais candidats à l’aventure faute d’ alternative crédible ; entre Barzakh et Barça.

Cette jeunesse combattante jadis prompte à lever haut la main en signe de SOPI !!
Cette jeunesse pour l’alternance chantée par TALLA mon jeune frère victime d’agression !
Que n’avons-nous pas enduré pour porter haut le flambeau du changement pour un Sénégal de justice de développement et de démocratie .
Nous sommes nous trompés de choix ou de chemin ?
S’afficher à cette époque dans un combat politique d’avant garde était signe de courage de dévouement et de désintérêt !
Et voila que le changement fruit de sacrifices cumulés de tout bord, de passions aveugles portées par tout un peuple est dévoyé, vidé de sa substance et de ses objectifs par ceux là même qui sont sensés l’incarner.

En l’ An 2010 si le Sénégal est incapable de réguler et d’organiser un processus électoral exempt de suspicions par la mise en place d un code électoral consensuel par le choix d un modérateur indépendant capable de conduire les négociations contradictoires entre pouvoir et opposition alors là il y a problème !
La question du management des collectivités locales se pose avec acuité le cas des inondations pérennes de la banlieue de Dakar doit être pris en charge de façon sérieuse
Comment un Président de la république peut il se permettre de proposer l’asile à des étrangers fut il le cas pathétique des Haitiens alors que les sénégalais qui l’ont élu dorment sous l’eau avec serpents et caimans ?

L’argent des fêtes et des festins trouverait meilleure destination dans la banlieue dakaroise
Les mallettes bourrées de devises de Alex Ségura resteront a jamais gravées dans nos mémoires.
La gestion du domaine public et privé de l’état pose de sérieux problèmes d’entendement aux sénégalais qui voient leur espace vital se réduire considérablement
Même les plages en bordure de mer sont agressées

Si le régime socialiste avait pris d’assaut les réserves foncières du pays celui de l’alternance n’en trouverait point à revendre !

Pour toutes ces raisons l’absence du peuple sénégalais aux fêtes du cinquantenaire marque un signal fort à l’attention des nouveaux riches qui nous gouvernent.

Nous en avons vraiment assez des fêtes comme des fêtards !


Mme Aminata Dieye
Amyna.dieye@yahoo.fr

http://illassa-benoit.over-blog.com/article-monsieur-le-president-le-peuple-en-a-assez-des-fetes-45398756.html

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