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les pharmaciens se mobilisent

Publié le 01/06/2010 03:50 | LaDepeche.fr
Les pharmaciens aident les enfants des rues au Sénégal


humanitaire

Cinq bénévoles de l'association Pharmacie Humanitaire Tarn à savoir Annie Chrisment, Josie Minguy, Anne Payrot, Valerie Sarda et Alain Malignon sont partis en mission à Saint-Louis du Sénégal tout récemment pendant trois semaines. L'essentiel de leur travail a consisté à aider l'association sénégalaise « Claire Enfance » qui s'occupe des talibés mendiants, ces enfants âgés de 5 à 15 ans qui mendient argent et nourriture pour leur marabout. Cette aide consistait dans l'apport en petit matériel amené de France et l'achat de médicaments essentiels à la centrale d'achat de Saint-Louis, la formation d'éducateurs de Claire Enfance sur les soins primaires et la gestion de la pharmacie, l'aménagement d'une salle de soins ainsi que l'amélioration des conditions d'hygiène des enfants dans les écoles coraniques.

« Dans le cadre d'un projet pilote proposé par une autre association humanitaire, explique Alain Malignon, visant à combattre l'augmentation de la population de la rue, nous sommes allés au village de Lampsar où un marabout de Saint-Louis a accepté de revenir enseigner. Ici, les enfants apprennent sous un abri de fortune et nous avons décidé de financer une construction en dur pour un coût de 1500€. La population a accepté de participer à ces travaux. » Dans cette école, les pharmaciens ont mené des actions de prévention, d'hygiène et de lutte contre le paludisme. « Cette mission nous a permis de mesurer l'ampleur des nouvelles tâches qu'il y aura à accomplir. Une fois de plus, toute l'équipe a été enthousiaste et compte les jours pour repartir. » conclue Alain Malignon.

Pour contacter l'association : 05.63.71.63.71 poste 2832 ou PHI 81, hôpital des Monges. Castres.

 

 

Ziguinchor

Ziguinchor les enfants talibés dans la précarité parru dans l'OBS


Article Par ABDOURAHMANE THIAM ,

Paru le Mardi 16 Juin 2009


La situation des jeunes talibés inquiète plus d'un à Ziguinchor. Laissés à la merci de la rue, ces enfants se transforment parfois en «Boudioumane» pour, disent-ils, «gagner la pitance que leur imposent leurs marabouts».

A la veille de la célébration de la Journée de l'enfant africain, ces jeunes talibés demandent à l'Etat de les aider à sortir de leur situation de misère. Phénomène récent à Ziguinchor à la faveur de la crise dans la région, le cas des enfants talibés est devenu préoccupant. Ils sont nombreux à arpenter les rues et ruelles de la ville à toute heure de la journée. On les retrouve dans les stations d'essence, aux arrêts de cars de transport urbain, à l'hôpital, dans les bureaux et autres services publics. «Nous sommes parfois à la solde de certaines familles qui nous servent chaque jour de transporteurs de poubelles», nous a confié Samba Bâ, âgé de plus de 10 ans, talibé et habitant le quartier Lyndiane. Et son compagnon Ousmane Diallo de renchérir : «Je suis embauché par un ferrailleur qui vit au quartier Boucotte. Je vais chaque jour dans les poubelles pour ramasser la ferraille que je lui revends. Je gagne 500 ou 600 FCfa tous les jours après le ramassage. Avec cette somme, je suis tranquille. Car je peux rentrer chez mon marabout la nuit.» Mais pour Omar, 9 ans, jeune talibé habitant le quartier Alwar (et qui partage le domicile de son marabout avec près de 200 autres enfants), «mes parents m'ont confié à mon marabout. Je suis venu à Ziguinchor, il y a déjà 5 ans. Mais, je dois vous avouer que je passe souvent la nuit dans les rues parce que je n'ai pas le droit de rentrer à la maison sans avoir versé la somme de 750 FCfa que mon marabout me réclame tous les jours. Parfois, je suis obligé d'entrer dans des maisons pour voler des objets que je vais reprendre après». Une bien triste situation, jugent bon nombre de Ziguinchorois. Les populations demandent aux autorités de marquer véritablement un temps de réflexion, de plaidoyer et de sensibilisation sur les aspects qui continuent de remettre en cause les droits des enfants talibés qui ont aussi droit à la vie. La situation de ces talibés est précaire à Ziguinchor et porte atteinte aux droits des enfants. Une violation de leurs droits causée par ceux-là qui doivent leur inculquer le savoir. «En réalité, nous n'avons véritablement pas droit à l'éducation, à la survie, à la protection et à la vie active. C'est la raison pour laquelle nous demandons aux autorités de nous aider afin que nous puissions sortir de cette misère», lance Abdoulaye Diao, talibé de son état.

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