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01|06|10, par Admin L'as Enregistrez l'article : Enregistrer au format PDF
SEVICES CORPORELS SUR DEUX TALIBES A LA ZONE DE CAPTAGE
Les justifications fallacieuses du maître coranique

Le cas des deux talibés battus jusqu'au sang, dont les haillons collaient sur les plaies béantes et puantes, relaté dans Walf Grand Place de la semaine dernière a ému plus d'un. Le marabout à l'origine de ces sévices, le maître coranique, Souleymane Ndiaye, qui a entendu parler de ces enfants à la radio, resté sans nouvelle de ses deux disciples pendant trois jours, s'est rendu au commissariat des Parcelles assainies pour avouer son forfait. Pour justifier ses coups de lanière, il a expliqué que, pour les deux garçons de 9 et 7 ans, l'un s'amusait à dormir à la belle étoile, l'autre refusait d'apprendre ses versets coraniques.

Des haillons qui collent à la peau
Au moment où ils lèvent la main sur ces pauvres innocents, arrive-t-il à ces nombreux maîtres coraniques, tortionnaires d'enfants, de se demander s'ils auraient eu le même comportement odieux, s'il s'agissait de leurs propres rejetons ? Souleymane Ndiaye, qui a passé sa première nuit à Rebeuss hier pour avoir tabassé jusqu'au sang deux talibés de 9 et 7 ans, répondrait certainement à cette question par la négative. Dans le cadre de son travail, Mme Diallo, assistante sociale, directrice du Centre « Gindi » sur la route du Front de Terre, en a certainement vu de toutes les couleurs ; mais, lorsque son regard s'est posé sur le dos de ces pauvres talibés, elle s'est tout de suite rendu compte que sa secrétaire, qui parlait de personnes « mal-en-point » avait sous-estimé la situation. Les deux jeunes visiteurs étaient littéralement traumatisés. Trouvés dans la rue, ils portaient des haillons, qui leur collaient au dos à cause des plaies béantes et puantes. Envoyés à l'infirmerie, ils ont été d'urgence acheminés aux soins intensifs à l'hôpital Le Dantec. A.T et M.N, environ 9 et 7 ans, originaires de Touba et de Koungheul, sont élèves au Daara Ousmane Diop, sis à la Zone de Captage. Le premier raconte qu'il ne supportait pas de passer la nuit à l'intérieur du Daara à cause des mauvaises conditions d'habitation. A.T préférait donc squatter les devantures des maisons environnantes ; et chaque fois que Souleymane Ndiaye le trouvait dehors, il le punissait sévèrement. M.N subissait aussi les mêmes sévices, sauf que, pour lui, le reproche est qu'il n'apprenait pas ses versets coraniques.

Les talibés sont les cousins du maître

Aussi étonnant que cela puisse paraître, les deux victimes sont des cousins du maître coranique. Qui, sans ambages, reconnaît les faits. Les deux garçons, raconte-t-il, éternels fugueurs donnaient du fil à retordre à leurs géniteurs. Une fois à la Zone de Captage, A.T est resté calme pendant un temps ; mais chassez le naturel, il revient au galop, dit l'adage ; il s'est remis à prendre la tangente comme avant. En plus, il refusait systématiquement d'apprendre les versets coraniques. M. N, pour sa part, restait sourd à ses récriminations et dormait dehors. Chaque fois qu'il se levait à l'aube, il le trouvait dans le voisinage. De guerre lasse, il s'est mis à les corriger. C'est avec une lanière en cuir qu'il les châtiait. La dernière fois, il reconnaît avoir exagéré, ce qui a occasionné les blessures. Il regrette. Souleyamane Ndiaye s'est de lui-même rendu à la police, après avoir entendu l'annonce à Walf, au sujet de deux enfants errants. Le maître coranique a été déféré, hier devant le Procureur, pour mauvais traitement à un enfant dont il a la charge, sévices corporels, coups et blessures volontaires.

Hadja Diaw GAYE

 

les pharmaciens se mobilisent

Publié le 01/06/2010 03:50 | LaDepeche.fr
Les pharmaciens aident les enfants des rues au Sénégal


humanitaire

Cinq bénévoles de l'association Pharmacie Humanitaire Tarn à savoir Annie Chrisment, Josie Minguy, Anne Payrot, Valerie Sarda et Alain Malignon sont partis en mission à Saint-Louis du Sénégal tout récemment pendant trois semaines. L'essentiel de leur travail a consisté à aider l'association sénégalaise « Claire Enfance » qui s'occupe des talibés mendiants, ces enfants âgés de 5 à 15 ans qui mendient argent et nourriture pour leur marabout. Cette aide consistait dans l'apport en petit matériel amené de France et l'achat de médicaments essentiels à la centrale d'achat de Saint-Louis, la formation d'éducateurs de Claire Enfance sur les soins primaires et la gestion de la pharmacie, l'aménagement d'une salle de soins ainsi que l'amélioration des conditions d'hygiène des enfants dans les écoles coraniques.

« Dans le cadre d'un projet pilote proposé par une autre association humanitaire, explique Alain Malignon, visant à combattre l'augmentation de la population de la rue, nous sommes allés au village de Lampsar où un marabout de Saint-Louis a accepté de revenir enseigner. Ici, les enfants apprennent sous un abri de fortune et nous avons décidé de financer une construction en dur pour un coût de 1500€. La population a accepté de participer à ces travaux. » Dans cette école, les pharmaciens ont mené des actions de prévention, d'hygiène et de lutte contre le paludisme. « Cette mission nous a permis de mesurer l'ampleur des nouvelles tâches qu'il y aura à accomplir. Une fois de plus, toute l'équipe a été enthousiaste et compte les jours pour repartir. » conclue Alain Malignon.

Pour contacter l'association : 05.63.71.63.71 poste 2832 ou PHI 81, hôpital des Monges. Castres.

 

 

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