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lettre ouverte à Monsieur Wade

Lettre ouverte à Monsieur Abdoulaye Wade, Président de la République du Sénégal

L’Afrique et le Sénégal en particulier, pays que tu diriges depuis une dizaine d’années, après une longue période de lutte, tu es arrivé à tes fins avec le soutien de la majorité de tes compatriotes qui ont cru en toi. Père de la majeure partie, grand père aujourd’hui de tous ces enfants qui fuient, qui errent dans les rues des pays d’Europe et d’Amérique, s’ils ne perdent pas leur vie en cours de route.
Moi, qui t’envoie ce courrier, j’ai quitté mon pays il y a 40 ans, je pense à eux nuit et jour. Je souffre pour leur existence. Et tiens toi bien mon vieux, je suis toujours sénégalais à 100% et fier de l’être. Bien qu’étant à l’extérieur, et qu’ayant eu l’occasion de troquer ma nationalité, je garde dignement celle du Sénégal, mon pays.



Aujourd’hui, je me permets de t’écrire parce que je dépends de toi, malgré mes quarante ans à l’extérieur, par simple signature, je peux retourner au Sénégal.
L’intention vaut l’action. Tu as des grands projets qui n’aboutissent jamais. NEPAD, la Grande Université, les centrales solaires et aujourd’hui récupérer les Haïtiens. Mon vieux, j’ai 61 ans aujourd’hui, si j’ai encore quinze ou vingt ans devant moi, je signe des deux mains. Mais je courre et je me bats nuits et jours avec mes camarades des amis des Damnés de la Terre pour apercevoir une lueur d’espoir. Je me demande si toi, notre père, notre aîné, tu as les mêmes préoccupations pour les peuples opprimés.
Avant d’aller au secours des fils d’Haïti, papa, tes enfants et tes petits-fils sont tombés à la frontière espagnole entre Ceuta et Melilla. Au moment où je t’écris cette lettre, les italiens, les petits-fils de Mussolini, sont en train de les canarder.

De grâce, commence à penser après toi. Avant de partir, fais un geste courageux, récupères tes enfants qui errent, qui fuient le pays, travailles pour réconcilier tous les sénégalais, lutte chez toi pour l’autosuffisance alimentaire, diminues les importations au maximum. C’est un projet dur, très dur qui te vaudra des attaques de l’extérieur comme de l’intérieur, mais crois moi, c’est l’unique voie qui sortira ton peuple de la dépendance, et rien d’autre.
Tout ce que tu feras sur le plan international, ne servira à rien. L’extérieur ricane en te voyant t’agiter. Aides-toi et Dieu t’aidera. Avant d’aller balayer chez les autres, fais le nécessaire chez toi.
Toi, le panafricaniste, relies Alger à Dakar, Tunis à Johannesburg, du Congo au Mali, de la Côte d’Ivoire à l’Egypte, voilà tout ce que bon panafricaniste devrait avoir comme projet. Je ne t’apprends rien en te disant ceci, l’échange entre les pays d’Afrique ne représente même pas 15%. C’est dix fois plus simple de relier Dakar à Paris que Dakar-Bamako.
Un développement ça se paye. L’Afrique a de la matière première et des moyens. L’Afrique peut nourrir tous ses enfants. On ne fait pas des enfants pour les envoyer comme esclaves faire le sale boulot chez les autres et contribuer à leur développement.

Je n’ai pas besoin d’aller beaucoup plus loin. Cette lettre n’est pas faite avec intentions belliqueuses. J’espère que tu auras la sagesse de t’asseoir et de bien la lire.
Et surtout, saches une chose, après toi, celui ou celle qui te remplacera sera élu sur la base d’un programme, accepté par la majorité du peuple sénégalais. Le Sénégal n’est pas une société à responsabilité limitée. Ceux qui pensent détenir la majorité des parts et pouvoir les léguer à qui bon leur semble, se trompent lourdement.
Indépendant depuis 1960, de Senghor à Abdoulaye Wade en passant par Abdou Diouf, fais le constat toi-même, regardes la situation de notre pays. Ca suffit. A deux reprises, chaque fois nous savons ce que nous perdons mais pas ce que nous gagnons. Abdou a quitté le pouvoir les quatre fers en l’air. Tu nous quitteras que tu le veuilles ou pas. Et quel sera ton bilan ? Ceux qui poussent la porte pour te remplacer n’auront pas les mêmes facilités que leurs prédécesseurs. Trompés une fois, deux fois, trois fois, ça suffit !
J’espère que tu as encore le temps et la sagesse de redresser la barre avant ton départ.
Sais une chose, j’ai toujours de travers le discours de Sarkozy à Dakar. Comme on le dit dans mon Saloum natal : quand quelqu’un te gifle, gifles-toi encore une fois avant de le gifler.
Monsieur le Président, mieux vaut tard que jamais.

Je vais conclure cette lettre en te demandant une dernière chose : fais tout ton possible pour réconcilier le peuple sénégalais. La situation est très tendue. Tu es un ancien du Sénégal, tu sais que jamais, jamais notre pays a été aussi divisé. Appelles toutes les forces qui pourront t’aider à cette tâche : marabouts, curés, tous ceux qui pourront travailler à la réconciliation nationale. La haine entre compatriotes est la pire des choses.




Bamba Gueye Lindor
Paris, le 18 janvier 2010

Les Damnés de la Terre
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les enfants perdus de Thiaroye

Dakar, les enfants perdus de Thiaroye



Déjà, à peine sortis de la baie de Hann, nous voila à Thiaroye. Nous sommes toujours sur la plage qui longe l’Atlantique, mais dans un quartier de pêcheurs d’où partent les pirogues, les “pateras”, à destination de l’Europe. Des pêcheurs sont en train de fabriquer de nouvelles pirogues : elles sont immenses, sans doute pour affronter le très grand large. Un voyage au long cours jusqu’aux Canaries est peut-être à l’ordre du jour.


Dakar, les enfants perdus de Thiaroye
Sur la plage, de jeunes lutteurs couvrent leurs corps de sable. Ils font des pompes sur le sable mouillé. Avant de commencer les combats matinaux. Au Sénégal, la lutte est une institution. Les grands lutteurs sont considérés par certains comme des “demi-dieux”. Les meilleurs d’entre eux font fortune grâce à leur art. Ils gagnent des milliards de francs CFA.

Nous quittons la plage. Et nous enfonçons dans la ville, au milieu des maisons de pêcheurs. Nous passons devant les locaux très modestes d’une association qui se bat contre l’immigration clandestine. Thiaroye a perdu des centaines de ses fils et de ses fillles dans des naufrages. A deux pas de là, une main anonyme a inscrit un graffiti à la gloire de Barack Obama « Yes, we can ».

L’un des gamins de Thiaroye, âgé de quinze ans, explique que les mentalités commencent à changer. « Avant ma mère voulait me forcer à monter sur les pirogues. Quand je lui disais que je risquais de mourir, elle répondait qu’elle préférait un fils mort plutôt qu’un enfant qui ne lui sert à rien dans la maison ». Maintenant, elle a cessé de me répéter ça. Trop de fils du quartier ne sont jamais revenus ».

Les représentants de l’association tiennent le même discours rassurant. Les jeunes du quartier ne se précipitent plus dans les pirogues. « Ils deviennent prudents. Mais aussi ceux qui ont réussi la traversée, n’hésitent plus à leur dire que c’est devenu très dur en Europe », explique une mère de famille.

Ségolène Royal en campagne électorale s’était rendue à Thiaroye. Elle avait discuté avec des parents des disparus et des responsables d’association. Cette visite a d’autant plus marqué les esprits que Royal est native de Dakar.

Nous traversons les rues sableuses du quartier de Thiaroye plage et nous rejoignons la route principale. Elle est goudronnée : elle vient de Dakar, la capitale et mène à la ville de Rufisque. Coups de klaxons. Nuages de poussière et de gaz d’échappement mélangés. La plupart des “cars rapides” sont dans un état effrayant : ils datent parfois des années soixante.

Nous respirons difficilement. Je tousse. J’éternue. Je suffoque. Les trois kilomètres restant jusqu’à Diacksao sont très difficiles à parcourir au milieu d’un trottoir encombré de passagers de cars, de charrettes, de piétons accrochés à leur téléphone portable ou à leur journal.

Enfin, j’aperçois le panneau jaune et bleu d’une usine de matelas. C’est là qu’il faut tourner, quitter la grande route cahotique. S’enfoncer à nouveau dans le sable. Recroiser les cars rapides et les charrettes à cheval. Enfin une maison calme. Abritée derrière une petite cour intérieure. Un salon avec un ventilateur, des rideaux et un canapé en cuir. Des dizaines d’enfants viennent me dire bonjour. Me taper dans la main.

Un hâvre de paix bien méritée. Nous allons manger par terre. Sur le tapis, des petits bancs de bois clair sont positionnés autour d’un plat argenté recouvert d’un torchon. Le tissu se soulève : un tiéboudjène. Du riz au poisson, le plat national sénégalais.


Enfants des rues

26 NOVEMBRE

« La journée des enfants des rues » à l’UNESCO pour célébrer la Convention relative aux droits de l’enfant

 

Quand nous ne nous cacherons plus derrière des conventions et des droits qui ne sont pas respectés, quand enfin chacun réalisera que cet enfant c'est le nôtre, c'est nous, alors oui le monde ira certainement mieux.

quel avenir!



Qu'ils soient d'ici ou d'ailleurs le problème est absolument identitique , il y a tant a faire! Parfois en lisant un article comme celui ci on peut prendre conscience de l'importance de VRAIMENT faire quelque chose...Non!
JOCELYNE BRETTON DIOUF
Présidente et fondatrice de la MES

Enfants des rues, quel avenir ?

On les rencontre par milliers dans l’aire métropolitaine. Ils mendient, ils effectuent des travaux qui sont au-dessus de leur force, parfois même ils volent. Quelle prise en charge pour ces laissés-pour-compte ?

Par Wilner JEAN-LOUIS

enfant haitien

Tout le monde les voit et s’apitoie sur leur sort, du simple citoyen aux autorités les plus hauts placées. Mais pourtant personne n’agit en faveur de ces enfants qui deviendront peut-être les bandits les plus redoutables de la ville.

Exposé à toutes sortes d’injustice, seul, sans défense, oublié de tous ou presque, l’enfant de rue doit tout apprendre en vue de faire face à la dure réalité du béton, comme on dit. Il devient ainsi un adulte prématuré, formé à l’école de la rue, ayant parfois très jeune des expériences que d’autres auraient eu à un âge plus avancé (sexe, alcool, tabac).

Selon une étude menée par le Centre Education populaire, le nombre d’enfants de rue, rien que dans l’aire métropolitaine, s’estimait à environ 6000 en 1993. Point n’est besoin d’être grand clerc pour constater que seize ans plus tard ce chiffre a plus que doublé.

Les motifs de départ

Les raisons qui ont poussé ces enfants à élire domicile dans la rue sont diverses. La majorité d’entre eux disent être en quête d’un mieux être. La situation socio-économique de leurs parents étant très précaire, ils voient dans la rue l’endroit idéal pour assurer leur survie et subvenir aux besoins de leur famille.

Tel est le cas de Jeff* qui, à 11 ans, est l’aîné d’une famille de cinq enfants dont il est le responsable.

« Ma mère habite à Cité soleil, elle n’a pas de quoi prendre soin de nous, c’est pourquoi en tant qu’aîné, je suis obligé de mendier dans la rue pour apporter quelque chose à la maison », raconte le petit Jeff.

Le cas de Jeff ne diffère pas trop de celui de la petite Magalie*. Cette fillette qui n’est même pas capable de donner son âge, raconte que les intempéries qui ont fortement secoué le pays en 2008, ont laissé sa famille (elle et sa mère) dans le plus grand dénuement. Livrées à elles-mêmes, elles ont décidé de quitter la localité où elles vivaient à Jacmel pour émigrer dans la « République de Port-au-Prince ». La rue est vite devenue leur nouvelle résidence et la mendicité le seul emploi correspondant à leur qualification.

La violence physique infligée par leurs parents est un autre motif pouvant expliquer le choix de la rue. Selon une recherche réalisée par le statisticien James Lachaud, ce cas concerne surtout des enfants issus des zones rurales, emmenés à Port-au-Prince pour être confiés soit à une tante, soit à une marraine parfois même à un(e) ami(e).

Interrogés, la plupart de ces enfants ont répondu que les punitions de leurs tuteurs sont insupportables. Ils indiquent que leurs vrais parents ne les auraient jamais traités de cette manière. Ils subissent même parfois la violence des enfants de la maison.

D’un autre côté, on retrouve des enfants qui ont choisi d’affronter la rue volontairement, indépendamment de l’un des cas susmentionnés. Selon M. Jean Robert Chéry, coordonateur du Centre d’éducation populaire, c’est un acte d’affirmation de soi et de recherche d’autonomie

Enfants des rues d’aujourd’hui, bandits notoires de demain

Quelque soit le mobile qui explique la présence de ces enfants dans la rue, leur condition de vie est inhumaine. Dans la rue règne la loi de la jungle. Les plus petits subissent les caprices des aînés. Ces derniers les font payer cher pour les intégrer dans une « base ».

Woody, un enfant de 13 ans nous raconte que ses débuts dans la rue étaient une véritable galère. Les aînés lui ont ravi ses vêtements et ses chaussures. Parfois ils sont contraints de consommer de la drogue, de travailler pour le compte des gangs. Les enfants de sexe féminin, quant à elles, sont victimes d’abus physiques et sexuels.

Une fois initiés, ces enfants, deviennent eux-mêmes des professionnels, c’est à eux maintenant d’escroquer les bleus et de faire voir toutes les couleurs.

Si certains d’entre eux ont eu la chance d’être recueilli dans des centres de réinsertion et d’apprendre un métier pour gagner honnêtement leur vie, d’autres par contre deviennent des bandits redoutables.

Et si on imitait Duvalier ?

Dans les années 60, François Duvalier a mis sur pied une police sociale dénommée « Chalan ». L’une des principales missions de ce corps était, entre autres, d’embarquer les enfants des rues pour les placer ensuite dans des centres de réinsertion.

Selon le statisticien Lachaud, cette décision a grandement contribué aux efforts visant à résoudre ce problème.

Malheureusement, depuis après le départ de Duvalier, on assiste à une recrudescence du phénomène d’enfants de rue. Mais le retour d’une telle pratique aujourd’hui produirait-il les mêmes effets qu’hier quand on sait que la majorité des enfants placés dans ces centres d’accueil ont préféré la vie de la rue ? N’est il pas temps de creuser à fond le problème ? En cherchant à connaitre par exemple les raisons pour lesquelles un enfant a choisi de fuir la vie « normale » chez ses parents pour se réfugier dans la rue ? Ou encore, ne devrait-on pas attaquer les vrais problèmes sociaux à la base du phénomène ?

*Par souci d’anonymat, certains noms et prénoms ont été changés.

Source: 

http://www.pyepimanla.com/novembre-decembre/articles/antilles/haiti/enfants-des-rues.html

L'indécence des grandes ONG

Humanitaire, l'indécence du mode de vie des employés des grandes ONG

Mon illusion d'améliorer le monde avec l'humanitaire est passé, il est vrai, avec mes 20 ans. Depuis lors, j'ai beaucoup lu, réfléchi sur le sujet et constaté que l'humanitaire permet de « panser les plaies » au lieu de soigner les « maux» à leur source. Et en pansant les plaies, on encourage même le système en place puisqu'on s'en nourrit. Mais c'est un autre sujet qui fera l'objet d'une autre note...

Depuis que je vis régulièrement à Kinshasa, j'ai un regard encore plus critique sur un point précis : le mode de vie des employés des grandes ONG.
J'avoue ne pas bien connaître les missions des grandes ONG à Kinshasa (vaccination/Sida/enfants des rues...des causes qui semblent toujours nobles), mais la logistique en place me paraît tout à fait indécente.
Il y a d'abord le logement. Pour des raisons de sécurité, les locations sont faites en centre ville ou dans les communes résidentielles (Gombé, Ngaliema) où les loyers sont aujourd'hui très élevés : autour de 2000 à 4000 $ pour une villa. Sans compter les frais annexes : gardien(s), bonne, groupe électrogène et carburant en cas de coupure d'électricité.
Il y a ensuite la location des locaux professionnels qui sont, eux aussi, souvent en centre-ville et donc pas à moins de 2000 $.

On assiste à défilé de gros 4*4 blancs flambants neufs avec les logos des uns et des autres (MSF, Handicap, Rescue, ...) et on peut vite imaginer les coûts de chauffeur, carburant, entretien de ces véhicules ...à plus de 600$ par véhicule par mois.

Ce sont des être humains certes, mais, je trouve cela gênant de retrouver les employés d'ONG vivre aux rythme de la communauté d'expatriés travaillant pour l'état (coopération) ou pour des entreprises. Et on les retrouve ainsi fréquenter les clubs de sports hors de prix, les restaurants, les discothèques côtés, inscrire leurs enfants dans les écoles étrangères à 3000/4000 $ l'année, fréquenter les lieux de la « haute » des expats et hommes politiques ...


Il y a dans tout cela trop peu de sens du sacrifice, de sens de l'humilité, et de proximité des acteurs locaux pour faire un vrai partenariat et pas vers le développement.
Mais il est vrai, les acteurs de l’humanitaire ne sont pas là pour le développement, alors pourquoi ? Il me semble qu'il y a dans tous ces programmes un trop plein de bonne conscience et trop peu de recherche de l'essentiel : le développement durable et partagé...

Sudouest.com

Regards croisés France-Congo Kinshasa

http://regardscroisesfrance-congokinshasa.blogs.sudouest.com/archive/2009/11/17/humanitaire-l-indecence-du-mode-de-vie-des-employes-des-gran.html

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Novembre

Bonjour,

Nous voilà déjà en novembre, le temps à vite passé, trop vite. Pourtant l'association à quand même déjà fait un grand pas en avant. Bientôt les premières briques vont être faites et assemblées pour créer le premiers édifice de la MES. Cela me rempli de joies.

Grâce au soutien permanant du représentant de la Maison des Enfants au Sénégal , Monsieur Sow, la MES prend forme. Il y a encore beaucoup de travail, beaucoup d'énergie à dépenser, pourtant nous sommes sur la bonne voie. Ici en Suisse j'amasse du matériel pour pouvoir envoyer en Casamance, du matériel scolaire, des livres, des vêtements et encore mille choses qui seront utiles.J'ai fait quelques démarches concernant les panneaux photovoltaïques, je suis également à la recherche d'un véhicule.

Je suis également à la recherche de sponsors, en cette période de crise c'est loin d'être facile. Si vous connaissez des amis qui peuvent d'une manière ou d'une autre nous aider c'est avec plaisir que nous étudierons la manière la plus efficace de nous rendre utile auprès de la population du Sénégal.

Je vous remercie de votre soutien qui nous donne l'énergie de poursuivre notre action.

Jocelyne Bretton Diouf, présidente de la MES

 

La Casamance

Après notre réussite au repas de soutien,et une semaine de travail, me voilà partie pour le Sénégal.

Car maintenant il est vraiment important de concrétiser, notre premier objectif, qui est l'achat d'un terrain, puis la construction d'une maison d'hôtes, qui amènera des fonds à la MES.

J'ai choisis la Casamance car c'est une superbe région du Sénégal, pleine de verdure et de découvertes. Et plus particulièrement Kafountine, qui pour moi est restée assez pure.Il faut venir ici avec son âme, ses oreilles et savoir rester pudique et respectueux de ce qui est.

La musique vient de chaque coin, melée aux chants des oiseaux, aux tamtams, aux paroles des autochtones, les enfants qui rient, le chant improvisé des filles qui rentrent de la plage, en scandant un chant avec pour instrument leurs bouteilles d'eau, c'est vraiment beau. Il ne faut pas venir et inspecter, non, il faut venir et ressentir. Etre là, mais savoir rester transparant, tant que possible, notre couleur ne nous aide pas. Pour une fois, nous sommes dans la situation de celui qu'on voit 

Kafountine c'est un lieu magique, de la plus petite feuille au plus grand arbre, une multitude de variétés, des papillons splendides, des oiseaux de toutes couleurs, vraiment tout y est étonnant.

le paradoxe du système scolaire au sénégal

[ Contribution ] LES PARADOXES DU SYSTEME EDUCATIF SENEGALAIS

Outre les entreprises étrangères (comme SGBS, TOTAL, etc.) établies au Sénégal, nous constatons que l'activité économique du pays est presque entièrement entre les mains de personnes issues du système dit informel ou système des « Daaras ».  Les milliardaires sénégalais se comptent plus dans ce système comme l'attestent les réalisations à leur actif :

  1. le groupe CCBM de la famille Mboup formée au daara de Koki, qui intervient aujourd'hui dans le commerce avec les centres commerciales comme Touba Sandaga et le réseau Easy Boutique, le transport avec Mboup Transport, le voyage avec Mboup Voyage, l'assurance, l'automobile avec Espace Auto, etc.
  2. le groupe Diprom qui intervient dans l'énergie avec Sitra, Touba Gaz et Touba Oil.
  3. Le Holding Al Azhar, fondé par feu Serigne Mourtalla ibn Cheikh Ahmadou Bamba, qui intervient dans l'éducation avec Les Instituts Al Azhar, le transport avec Al Azhar Transport, le pétrole avec Al Azhar Oil, dans l'Assurance, dans les fouilles, les mines et les carrières.
  4. Le groupe SAIM Kebe Fondée en 1972 par feu Elhadji Babacar « Ndiouga » KEBE, la Société Anonyme Immobilière est devenue, par la construction, le rachat, et par une gestion saine et rigoureuse, la première société immobilière privée du Sénégal.
  5. Bocar Samba Dieye qui importe la majeure partie du riz consommé dans le pays
  6. Les mini-bus Ndiaga Ndiaye, ceux de Bada LO, etc, assurant le déplacement des populations.
  7. Youssou Ndour, qui quitté l'école à 13 ans 1 intervient dans la production musicale avec Jololi, la presse avec le groupe futuremedias, le microcrédit avec Birima et a même créé sa fondation.
  8. Sidy Lamine Niass avec le groupe Walfajri.
  9. Le milliardaire feu Djily Mbaye
  10. etc.

 
Rappelons au passage que ce système est laissé à lui-même par l'Etat qui ne lui alloue pratiquement pas de budget officiellement voté même si le gouvernement de Wade a lancé depuis peu le concept de daaras modernes.

Nous constatons aussi malheureusement le contraire pour les personnes issues du système dit formel c'est-à-dire issues de l'école à la française même si 40% du budget lui est alloué par l'Etat. Plusieurs traits les caractérisent :

  1. ils s'attendent souvent à ce qu'on leur donne un emploi mais ne créent souvent pas d'emplois autant que ceux du système informel.
  2. ils ne sont pas en général des employeurs mais juste des employés.
  3. on les trouve dans l'administration, la politique, l'éducation et les services mais pas dans l'économie réelle (agriculture, pêche, commerce, transport, etc.) même si on les trouve aujourd'hui de plus en plus dans la vallée par exemple.
  4. ils ne sont pas très représentatifs dans la création des richesses du pays  mais dans la gestion de ces richesses.
  5. ils ont tendance à éviter les difficultés en s'établissant à l'étranger (Europe, Amérique) au lieu de les affronter.
  6. etc.

 

Ce qui est un paradoxe. La question est maintenant de savoir pourquoi ceux issus du système formel ne sont pas aussi entreprenant que leurs frères du système informel, malgré que 40% du budget leurs soient alloués ? Qu'est ce qui justifie que ceux issus du système informel parviennent à tant de résultats  malgré le manque de budget et de considération ? Pour répondre au mieux à ces questions, il serait bien de voir l'historique de ce système bipolaire.

Comme l'a si bien retracé le professeur Mamadou-Youry SALL Enseignant-Chercheur à l'Ugb dans son article sur le sort des talibés, je cite : « En introduisant son système d'enseignement à Saint-Louis du Sénégal en 1817 par Jean Dard et les sœurs de Saint-Joseph de Cluny en 1819, l'Etat français colonisateur avait trouvé sur place une Ecole bien structurée tenue par des maîtres bien formés. Celle-ci, fondée sur la culture sénégalo-arabo-islamique, convenait à la plupart des Sénégalais. Ils y faisaient leurs humanités sans aucun risque d'un mal-vivre social éventuel. Ce qui n'était pas sans gêner le colonisateur, qui voulait aussi répandre sa culture Franco-Judéo-chrétien. Dès 1844, l'Abbé David Boilat, inspecteur de l'instruction publique du Sénégal et Dépendances préconisa : ‘D'interdire, pour l'Intérêt de la civilisation (française), les écoles coraniques et de forcer les parents d'envoyer leurs enfants aux écoles françaises, en y établissant un professeur d'arabe.' Ce que William Ponty, le gouverneur général de l'Aof, appuya en 1910 : ‘Nous ne devons négliger aucun concours pour répandre l'usage de notre langue et diminuer le nombre des élèves qui encore aujourd'hui fréquentent exclusivement l'école coranique. Or, vous avez bien voulu me faire savoir qu'à Saint-Louis même la population scolaire des autres écoles communales ne serait que de 200 élèves environ, tandis que plus de 1 300 garçons se groupaient autour des marabouts-enseignants.'

A sa suite, Louis Faidherbe, devenu gouverneur, a, le 22 juin 1857, pris le premier arrêté relatif aux établissements d'enseignement coranique pour mieux contrôler la situation. A partir de ce moment, l'ouverture d'une école musulmane était soumise à autorisation. Il fallait pour y enseigner passer devant un jury d'examen et avoir un certificat de bonne vie et mœurs. Les noms et âges des élèves devaient être transmis au Gouverneur tous les trois mois. Le maître d'école musulmane était obligé de conduire ou d'envoyer tous les jours, à la classe du soir (soit celle de l'école laïque soit celle des frères) tous les élèves de 17 ans et au-dessus.

N'ayant pas réussi à déstabiliser l'école musulmane, le colonisateur s'était résolu à l'intégrer dans son système éducatif, pour cette fois-ci l'orienter à sa guise. Il créa ainsi la Médersa à la fin du IXe siècle. Mariani, l'Inspecteur de l'enseignement musulman et directeur de l'instruction publique, définissait les objectifs assignés à la Medersa comme suit : ‘En créant la Médersa, nous nous sommes préoccupés de former le personnel indigène, dont nous pouvons avoir besoin, les magistrats et les greffiers, sans compter les maîtres d'écoles coraniques et les professeurs, appelés à enseigner les éléments de langue et interpréter dans un sens large les textes jusqu'ici commentés d'une manière hostile à nos idées et à notre influence.' Avec cette école bilingue, la connaissance de l'arabe était devenue obligatoire pour être instituteur. L'arrêté du 23 septembre 1893 stipulait : ‘Article 3 : Dans toutes les écoles en pays musulman, l'instituteur devra enseigner l'arabe '

En résumé, le colonisateur est resté dans sa logique dominatrice. Il a tenu par tous les moyens à étayer son établissement en instrumentalisant l'Ecole. N'ayant pu neutraliser la culture arabo-islamique, il décida de l'intégrer dans son système pour pouvoir l'orienter.

Mais l'Etat du Sénégal indépendant n'a jamais remis en question le plan ou l'œuvre déstabilisatrice du colonisateur. Ses dirigeants, bien formés par les missionnaires chrétiens ou laïques de l'Ecole nationale de la France d'Outre-Mer (Enfom), quand ils n'ont pas consolidé la politique éducative initiale du colonisateur, l'ont bel et bien poursuivi. Ils ont, dès le début, décrété que seules les écoles qui ont adopté le programme d'enseignement légué par le colonisateur sont officielles. Les autres sont à gérer à la marge sans aucune reconnaissance. »

Nous voyons donc que les objectifs coloniaux de l'école étaient de répandre la culture Franco-Judéo-chrétien et  de défendre l'intérêt de la civilisation « française » en formant le personnel indigène, dont ils pourraient avoir besoin. C'est pourquoi il était uniquement basé sur le savoir de celle-ci sans aucun savoir faire dont avaient besoin les populations. C'est d'ailleurs ce qui est maintenu jusqu'à nos jours et qui explique en parti notre retard économique.

Le système est purement instructif, inactif et favorise la dépendance. De l'école primaire à l'Université en passant par le collège et le lycée, l'élève n'a autre tâche que les études, il ne fait en général pratique rien d'autre chez lui, ni la cuisine, ni le linge, ni son lit, ni n'aide les autres à débarrasser les plats après les repas. Il est habitué dès le début à ne rien faire d'autres que les études. Et cela continue jusqu'à ce qu'il termine.

A la fin, il obtient un diplôme sans jamais chercher du travail, sans jamais travailler, sans jamais faire la cuisine, bref sans jamais rien faire d'autres de sa vie que les études. Comme on lui a  habitué à faire les choses à sa place, il ne peut que commencer la vie active à demander du travail mais pas à créer parce qu'il n'a pas été formé pour cela. Il considère le diplôme obtenu comme une fin contrairement à son camarade du système informel qui considère le savoir comme un moyen à mettre au service des créatures pour avoir l'agrément de Dieu. Comme le dit Cheikh Ahmadou Bamba dans son ouvrage intitulé Tazawudus Chubaan « Le savoir sert à quatre choses : à sortir de l'ignorance, servir les créatures, développer le savoir et à être appliqué ».

Dès lors comment voulez vous alors qu'il crée une entreprise ? C'est d'ailleurs pourquoi les étudiants sénégalais éprouvent d'énormes difficultés une fois à l'étranger. Ils doivent alors faire leurs études tout en s'occupant seul de trouver du travail, de faire leur linge, la cuisine, etc. Ce qui fait que beaucoup d'entre eux reprennent la première année.

Contrairement à l'élève du système formel, le « talibé » du système informel est confronté dès son plus tendre enfance à trouver lui-même ses repas et ses habits soit en travaillant soit en mendiant.  Bref, il doit tout faire par lui-même durant toute sa formation. Il est formé à ne rien attendre des autres. C'est d'ailleurs ce qui explique qu'il soit disposé à créer des richesses. On ne demande pas que les étudiants fassent tout par eux même mais au moins qu'ils préparent leur petit déjeuner ou leur diner comme cela se fait dans les pays développés.

Il  est urgent de changer le système au niveau de ses objectifs ainsi que sur la manière d'y parvenir.

Pour se développer un pays a besoin de quatre types d'acteurs : d'ouvriers qualifiés pour exécuter les tâches, de techniciens pour superviser le travail des ouvriers, d'ingénieurs pour concevoir des systèmes de productions et de chercheurs pour trouver des solutions aux problèmes rencontrés par les ingénieurs. De plus le nombre d'ouvriers qualifiés doit être supérieur au nombre de techniciens, qui doit supérieur au nombre d'ingénieurs qui doit être supérieur au nombre de chercheurs.

Mais au Sénégal, on observe  l'inverse, on forme plus d'ingénieurs et de chercheurs que d'ouvriers et de techniciens. Du coup les choses sont très mal faites fautes d'ouvriers et de techniciens qualifiés.

C'est parce que la Chine a investi sur ses ouvriers qu'elle est devenue aujourd'hui l'usine du monde.

Des centres de formation devraient être ouvert dans les lycées et collèges pour initier nos élèves aux savoirs faire et permettre aussi aux populations environnantes d'avoir la possibilité de se former à un métier. Elles sont actuellement injustement exclues du système.

Des UFR métiers devraient aussi être mises en place dans les universités afin que chaque étudiant sorte avec un savoir faire (métier) en plus de son diplôme. Actuellement ils sortent ingénieurs sans aucun savoir faire manuel au moment où le pays a du mal à assurer son autosuffisance alimentaire. On aurait alors aucune difficulté à résorber le surplus de bacheliers non orientés qui n'ont malheureusement aucune issue que l'université car n'ayant aucun savoir faire après 13 ans passés dans les bancs. Alors que 5 ans suffiraient à les former à un métier, ils vont faire 20 ans sans rien pouvoir faire de concret.

De plus, les universités devraient être ouvertes au peuple en formation payante en cours du soir afin que les agriculteurs, les commerçants,  les éleveurs puissent accéder, en langue locale, à une formation pour améliorer leurs activités. Il est absurde de réserver l'université aux seuls étudiants ou aux titulaires du bac. Il est aussi absurde que l'accès au savoir soit subordonné à la seule maîtrise de la langue française alors que prés de 80% de la population ne la comprend pas2. Une langue est juste un moyen de communication.

On devrait utiliser les langues locales comme le wolof (car parlé par plus de 80% de la population) pour former la masse analphabète car il est sept fois plus chère d'apprendre le français que le wolof que tout le monde utilise presque. Cela permettrait alors, en interprétant en wolof les milliers de films, de dessins animés et de théâtres et en traduisant les milliers de livres, de bandes dessinés, de logiciels et de jeux produits chaque année dans d'autres langues, de hausser le niveau intellectuel des sénégalais et de créer ces milliers d'emplois qu'attendent les étudiants diplômés de lettres qui ne savent pas quoi faire.

On devrait aussi contrôler la fuite des cerveaux en refusant que les pays occidentaux nous prennent nos diplômés sans participer à leur formation. 23 000 cadres quittent l'Afrique chaque année3, un vrai exode des cerveaux. Des moyens devraient être trouvés pour les retenir sur place ou les faire revenir, afin qu'ils trouvent des solutions aux problèmes des populations, ce pourquoi ils ont été formés. Sinon qu'ils remboursent leur formation ou financent des projets de développements pour les populations. Rappelons que chacun de nous a été formé avec l'argent du contribuable donc il doit être obligatoire de contribuer à améliorer des conditions de vie de ces contribuables.

Bref on doit rendre au peuple ce qui est au peuple en mettant en place des formations exclusivement pour ses besoins. Pour finir justice doit être rendue en incluant une bonne fois pour toute le système informel dans le système éducatif national car ceux du système formel ne sont pas plus sénégalais que les autres et pire ils participent  moins que ceux du système informel au développement de la nation.

http://www.seneweb.com/news/article/23601.php

El hadji Mamadou NGUER

Enseignant chercheur en Informatique

UFR SAT Université Gaston-Berger

Ziguinchor

Ziguinchor les enfants talibés dans la précarité parru dans l'OBS


Article Par ABDOURAHMANE THIAM ,

Paru le Mardi 16 Juin 2009


La situation des jeunes talibés inquiète plus d'un à Ziguinchor. Laissés à la merci de la rue, ces enfants se transforment parfois en «Boudioumane» pour, disent-ils, «gagner la pitance que leur imposent leurs marabouts».

A la veille de la célébration de la Journée de l'enfant africain, ces jeunes talibés demandent à l'Etat de les aider à sortir de leur situation de misère. Phénomène récent à Ziguinchor à la faveur de la crise dans la région, le cas des enfants talibés est devenu préoccupant. Ils sont nombreux à arpenter les rues et ruelles de la ville à toute heure de la journée. On les retrouve dans les stations d'essence, aux arrêts de cars de transport urbain, à l'hôpital, dans les bureaux et autres services publics. «Nous sommes parfois à la solde de certaines familles qui nous servent chaque jour de transporteurs de poubelles», nous a confié Samba Bâ, âgé de plus de 10 ans, talibé et habitant le quartier Lyndiane. Et son compagnon Ousmane Diallo de renchérir : «Je suis embauché par un ferrailleur qui vit au quartier Boucotte. Je vais chaque jour dans les poubelles pour ramasser la ferraille que je lui revends. Je gagne 500 ou 600 FCfa tous les jours après le ramassage. Avec cette somme, je suis tranquille. Car je peux rentrer chez mon marabout la nuit.» Mais pour Omar, 9 ans, jeune talibé habitant le quartier Alwar (et qui partage le domicile de son marabout avec près de 200 autres enfants), «mes parents m'ont confié à mon marabout. Je suis venu à Ziguinchor, il y a déjà 5 ans. Mais, je dois vous avouer que je passe souvent la nuit dans les rues parce que je n'ai pas le droit de rentrer à la maison sans avoir versé la somme de 750 FCfa que mon marabout me réclame tous les jours. Parfois, je suis obligé d'entrer dans des maisons pour voler des objets que je vais reprendre après». Une bien triste situation, jugent bon nombre de Ziguinchorois. Les populations demandent aux autorités de marquer véritablement un temps de réflexion, de plaidoyer et de sensibilisation sur les aspects qui continuent de remettre en cause les droits des enfants talibés qui ont aussi droit à la vie. La situation de ces talibés est précaire à Ziguinchor et porte atteinte aux droits des enfants. Une violation de leurs droits causée par ceux-là qui doivent leur inculquer le savoir. «En réalité, nous n'avons véritablement pas droit à l'éducation, à la survie, à la protection et à la vie active. C'est la raison pour laquelle nous demandons aux autorités de nous aider afin que nous puissions sortir de cette misère», lance Abdoulaye Diao, talibé de son état.

http://www.lobservateur.sn/articles/showit.php?id=22458&cat=actualite

le Festival au royaume des enfants

Le Festival au royaume des enfants

Cette idée est renforcée par le Fesman qui prend part au Fare et qui le soutien dans tout ce qui est culture et tenues traditionnelles des enfants. « D’ailleurs les enfants du Fare sont attendus sur les podiums du Fesman » annonce Racine Senghor. En conférence de presse vendredi dernier 5 Juin 2009, au Magic Land, la présidente du festival, Mame Codou Dieng de dire : « Notre souhait est de panafricaniser le festival, de l’étendre dans les pays francophones afin de donner un sens à la Journée de l’Enfant Africain ».

Prévu comme chaque année au mois de juin, mois de la fête des pères et des mères et de la Journée de l’enfant africain, la troisième édition du Fare se tiendra du 13 au 14 Juin 2009 au Magic Lang sous le thème ‘’La Santé ou la Survie de l’Enfant’’. Avec le soutien du Ministère de la Jeunesse et de Amadou Aly Sall, le festival regroupe cette année toutes les régions du Sénégal et chacune d’elle sera représentées par un enfant. Et la particularité cette année, c’est l’invitation du Togo et de la Mauritanie qui seront honorés par deux filles. Mais il faut souligner que ces deux pays sont de simples invités et non des concurrents pour les couronnes du roi et de la reine.

L’intronisation du Roi et de la Reine, qui seront choisis parmi les 18 candidats issus de différents établissements primaires, sera l’une des activités phares de ce festival.

En effet, en instituant le Fare, force est de constater que ce concept ne nourrit que la douce ambition d’offrir aux enfants du Sénégal un cadre chaleureux d’échanges socioculturels. Le festival a pour slogan : Education, Culture et Solidarité. « L’éducation : faire de ce festival un podium d’excellence pour les enfants du Fare. Culture : installer le sens de la plaidoirie chez les enfants, avec les différents sous-thèmes : lutte contre le paludisme, encourager l’allaitement maternel en phase avec le thème de cette année : ‘’La Santé ou la Survie de l’Enfant’’ . Aussi des poèmes seront proposés par les enfants pour leurs parents.

Les enfants incarneront un personnage historique et culturel du Sénégal, cela dans le but de les aider à mieux connaître leur pays. Solidarité : la mission essentielle du Fare, est d’aider les autres enfants qui sont dans le besoin : les enfants malades, les enfants qui souffrent de l’excision, les enfants talibés ou abandonnés » a expliqué Mme Codou Dieng.

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