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Les talibés sénégalais victimes de graves maltraitances, selon Human Rights Watch

Les talibés sénégalais victimes de graves maltraitances, selon Human Rights Watch
17 avril 10

Dakar, Human Rights Watch - Des dizaines de milliers d’enfants fréquentant des internats coraniques au Sénégal sont soumis à des conditions qui s’apparentent à de l’esclavage et sont victimes de graves abus, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié le 15 avril dernier. Human Rights Watch a exhorté les autorités sénégalaises à réglementer toutes les écoles coraniques et à entreprendre une action immédiate et concertée pour traduire en justice les professeurs qui violent les lois sénégalaises contre la mendicité forcée et la maltraitance des enfants.

Le rapport de 126 pages, « ‘Sur le dos des enfants’ : Mendicité forcée et autres mauvais traitements à l’encontre des talibés au Sénégal », documente le système d’exploitation et de maltraitance dans le cadre duquel au moins 50 000 garçons appelés talibés - dont la grande majorité a moins de 12 ans, et beaucoup n’ont pas plus de quatre ans - sont forcés de mendier dans les rues du Sénégal pendant de longues heures, sept jours par semaine, par des professeurs appelés marabouts dont plusieurs exhibent des comportements abusives et brutaux. Le rapport indique que les garçons sont souvent soumis par leurs professeurs à des formes extrêmes de maltraitance, de négligence et d’exploitation. Il s’appuie sur des entretiens menés auprès de 175 talibés ou anciens talibés, ainsi qu’auprès d’environ 120 autres personnes, dont des marabouts, des familles qui ont envoyé leurs enfants dans ces écoles, des spécialistes de l’islam, des représentants gouvernementaux et des travailleurs humanitaires.

« Le gouvernement sénégalais ne devrait pas rester les bras croisés pendant que des dizaines de milliers d’enfants talibés sont soumis chaque jour à des violences physiques, une négligence totale et, en fait, à des conditions s’apparentant à de l’esclavage », a remarqué Georgette Gagnon, directrice de la division Afrique à Human Rights Watch. « Le gouvernement devrait saisir l’occasion de la Journée nationale des Talibés, le 20 avril, pour s’engager à réglementer toutes les écoles coraniques et à exiger des comptes aux marabouts responsables de maltraitance. »

Dans la société sénégalaise essentiellement musulmane, où les chefs religieux exercent un pouvoir social et politique immense, les enfants ont depuis longtemps été confiés à des marabouts qui les éduquent dans ces internats coraniques, appelés daaras. Nombre de marabouts, qui servent de tuteurs de facto, remplissent consciencieusement la tradition importante de fournir aux jeunes garçons une éducation religieuse et morale.

Toutefois les recherches menées par Human Rights Watch montrent qu’actuellement, dans de nombreux daaras urbains fonctionnant en internats, d’autres marabouts se servent de l’éducation comme couverture pour l’exploitation économique des enfants à leur charge. Nombre de marabouts dans les daaras urbains exigent que les enfants leur remettent quotidiennement le produit de leur mendicité, et infligent de graves violences physiques et psychologiques aux enfants qui ne peuvent respecter le quota exigé. Human Rights Watch a documenté de nombreux cas de sévices corporels, et plusieurs cas où les enfants ont été enchaînés, attachés et forcés de rester dans des positions pénibles pendant qu’ils étaient battus.

Dans plus de 100 daaras dont Human Rights Watch a interrogé des talibés actuels ou passés, le marabout recueille en général de 20 000 à 60 000 dollars US par an grâce à la mendicité des garçons - une somme substantielle dans un pays où la plupart des gens vivent avec moins de 2 dollars par jour. Certains entretiens laissent supposer que des marabouts peuvent amasser jusqu’à 100 000 dollars par an en exploitant les enfants qui leur sont confiés.

Une tendance généralisée à la maltraitance

Un garçon de 11 ans envoyé par ses parents à l’âge de sept ans à un marabout de Dakar, capitale du Sénégal, a expliqué à Human Rights Watch :

Chaque jour je devais rapporter au marabout 600 CFA (1,30 dollar US), du riz et du sucre. Chaque fois que je ne pouvais pas, le marabout me frappait à coups de câble électrique. Il me frappait tant de fois sur le dos et le cou ; trop pour les compter…. Chaque fois que j’étais battu, je pensais à ma famille qui n’avait jamais levé la main sur moi. Je me rappelais du temps où j’étais à la maison. J’ai fini par m’enfuir, je ne pouvais plus le supporter. Human Rights Watch a en outre documenté les conditions extrêmement précaires dans lesquelles vivent ces garçons. Les montants substantiels d’argent, de riz et de sucre ramenés collectivement par les talibés mendiants ne sont pas utilisés pour nourrir, vêtir, abriter ou de quelqu’autre façon subvenir aux besoins des enfants. Nombre d’entre eux souffrent de malnutrition sévère cependant que les longues heures passées dans la rue les exposent au danger d’être blessés dans des accidents de voiture, de sévices corporels et sexuels, et de maladies.

Un daara typique est un bâtiment abandonné ou dont la construction est inachevée, et qui offre peu de protection contre la pluie, la chaleur ou le froid. Il est courant que les enfants dorment à 30 dans une petite pièce. Les maladies se répandent rapidement et les enfants tombent souvent malades - de maladies de peau, de paludisme et de parasites intestinaux - mais les marabouts les soignent rarement. Au lieu de cela, beaucoup d’enfants sont forcés de mendier encore plus longtemps pour payer leurs propres médicaments.

La plupart des talibés interrogés par Human Rights Watch ont indiqué qu’ils n’avaient qu’une tenue de rechange et plus de 40 pour cent d’entre eux ne possédaient pas une seule paire de chaussures, et donc ils doivent mendier pieds nus. Certains talibés ont expliqué que lorsqu’ils économisaient un peu d’argent en mendiant de plus longues heures et s’achetaient une nouvelle chemise ou des pantalons, leur marabout prenait les vêtements pour les donner à ses propres enfants.

« Au lieu de s’assurer que les garçons qui leur sont confiés disposent de nourriture, d’éducation et d’un abri correct, bien trop souvent les marabouts se servent de ces jeunes garçons comme source de revenus pour eux et leurs familles », s’est indignée Georgette Gagnon. « C’est honteux. »

Épuisés par les abus continuels et les privations, plus de 1 000 garçons s’enfuient des daaras chaque année. Les centaines d’enfants vivant dans les rues des principales villes du Sénégal représentent l’un des héritages caractéristiques des internats coraniques les plus coupables d’exploitation.

Une inaction persistante

Le gouvernement sénégalais a décrété en 2005 une loi qui pénalise le fait de forcer autrui à mendier en vue d’en tirer personnellement profit. Toutefois les autorités se sont abstenues de prendre des mesures concrètes pour mettre la loi en application et pour mettre un terme à l’exploitation et aux abus contre les talibés. Pas un seul marabout n’a été accusé ou jugé seulement pour le crime de mendicité forcée, bien que l’on puisse voir un grand nombre de ces enfants dans les rues n’importe quel jour de la semaine. Sauf dans de rares cas, de graves sévices corporels commis contre des talibés sont restés pareillement impunis.

À l’exception de quelques daaras « modernes » sponsorisés par l’État - qui combinent les programmes des écoles publiques et coraniques - aucune des écoles coraniques du Sénégal n’est soumises à une réglementation gouvernementale. C’est ce qui a conduit en partie à la prolifération de marabouts peu scrupuleux qui s’intéressent peu à l’éducation des enfants qui leur sont confiés ou à subvenir à leurs besoins.

Bien que nombre des enfants se trouvant dans les daaras du Sénégal viennent de la Guinée-Bissau voisine, son gouvernement n’a pas traduit les marabouts en justice, même dans des cas manifestes de traite d’enfants. La Guinée-Bissau court aussi le risque que la pratique de la mendicité forcée se répande chez elle si elle ne tire pas les leçons des décennies d’inaction au Sénégal.

Les parents envoient leurs enfants dans des daaras surtout par souci de leur assurer une éducation religieuse ; nombre d’entre eux sont aussi influencés par le manque de moyens financiers pour les entretenir à la maison. La plupart des parents ne fournissent aucun soutien financier ou affectif lorsqu’ils envoient l’enfant à un marabout. Si certains ignorent les abus - du fait en partie de la dissimulation délibérée de la part du marabout - d’autres envoient ou renvoient délibérément leurs enfants vers une situation qu’ils savent entachée d’abus.

Les agences d’aide humanitaire qui tentent noblement de combler le manque de protection laissé par le gouvernement, se retrouvent parfois impliquées dans les abus. En mettant l’accent de l’assistance sur les daaras urbains, et en négligeant les écoles rurales, de nombreuses organisations humanitaires nationales et internationales incitent les daaras à se déplacer depuis les zones rurales vers les zones urbaines, où la mendicité forcée est répandue. Dans certains cas, les efforts de ces organisations augmentent les marges bénéficiaires de marabouts peu scrupuleux en leur versant directement l’aide et en ne contrôlant pas la façon dont l’argent est utilisé. De telles agences omettent souvent de signaler les abus ou de remettre en question le laisser-faire de l’État, entre autres pour maintenir de bonnes relations avec le marabout et les autorités.

« Des millions de dollars sont déversés dans des programmes humanitaires et gouvernementaux pour aider les talibés et empêcher les abus, pourtant la prévalence de la mendicité forcée des enfants dans les daaras continue de s’aggraver », a conclu Georgette Gagnon. « La maltraitance endémique de ces enfants ne pourra être éradiquée que lorsque le gouvernement exigera des comptes aux marabouts coupables de ces abus. »

L’inaction du gouvernement à cet égard constitue un manquement à ses responsabilités au regard de la Convention relative aux droits de l’enfant et de la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant, ainsi que d’autres conventions sur la traite, sur les conditions s’apparentant à l’esclavage, et sur les pires formes de travail des enfants.

Human Rights Watch a par ailleurs appelé l’Organisation de la Conférence islamique à dénoncer la pratique de la mendicité forcée comme étant contraire aux obligations en matière de droits humains au regard de la Déclaration du Caire sur les droits de l’homme en Islam, et a demandé au Rapporteur spécial de l’ONU sur les formes contemporaines d’esclavage d’entreprendre une enquête sur la situation des talibés.

http://www.saphirnews.com/Les-talibes-senegalais-victimes-de-graves-maltraitances-selon-Human-Rights-Watch_a11392.html

 

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la statue de l'indépendance...???

http://www.mediapart.fr/club/blog/kakadoundiaye/100410/dakar-lindependancec-et-apres-la-fete-et-alors
Dakar. L'indépendance et après? La fête et alors?
10 Avril 2010 Par kakadoundiaye
J'y étais. Aux fêtes du cinquantième anniversaire de l'Indépendance. A Dakar. Enfin à coté de Dakar. A coté des festivités aussi. Comme beaucoup de sénégalais. Loin. Très loin. Comme la grande majorité des sénégalais qui sont fatigués de Wade et envisagent les mois qui viennent avant la saison des pluies avec inquiétude. Loin du monologue autiste, mensonger, délirant, confus, sénile d'un Wade libéral, mouride, content de lui et, à 82 ans, prêt à se succéder à lui-même, dans 3/4 ans, son fils ayant jusqu'ici échoué devant les électeurs. Wade qui apparaissait et se donnait à voir comme un des visages de l'Afrique, vieux sage intègre courbé d'ans et de sagesse, alors qu'il n'est , comme Mugabe, son compère- je n'ai pas oublié la standing ovation que ce dernier reçut à Lisbonne en 2007 de ses collègues assemblés dont Wade- qu'une caricature grotesque. Politicien aussi vénéneux qu'adroit, responsable d'une Afrique qu'il n'imagine qu'à la solde de ses seuls intérêts. Loin du visage d'une Afrique désenchantée, déboussolée, jeune, mal formée, déformée, qui ne croit plus en ses idoles et dont les meilleurs n'aspirent qu'au départ.
J'avais depuis deux ans tenté de susciter ça et là, colloques et rencontres sur ce thème de « qu'avez vous fait de vos indépendances ? Qu'avons-nous fait ensemble des dernières cinquante années en Afrique ? Qu'est ce que le développement ? »
Alors que Wade se goberge devant les caméras, reprenant un discours, quasi mot pout mot, vieux de dix ans qu'il servit contre Abdou Diouf(1), les services de l'ONU communiquent les derniers chiffres de l'Indice de Développement Humain (2) : Le Sénégal recule de plus de 10 places et figure clairement désormais parmi les pays les plus pauvres du monde. Son revenu moyen par habitant est de 2 euros/jour (984 dollars/an)et la disparité des revenus croit fortement, les riches devenant ( par la spéculation immobilière et les arrangements politiques- (cf la valise de billets donnés à un représentant du FMI en visite à Dakar-)plus riche, accaparant une part de plus en plus importante de la richesse nationale. En d'autres termes le revenu de la majorité des sénégalais est inférieur à 2 euros jour.
Comment en est-on arrivé là ? Je sais que les statistiques officielles font état d'une avancée spectaculaire de la scolarisation.
J'ai de grand doute. Il y a moins de jeunes villageois qui quittent leur village pour suivre chez des parents l'école secondaire qu'il y en avait il y a 20/30 ans. La formation est telle que les élèves sont incapables à 95% de passer ce que nous appelions l'examen d'entrée en sixième. La connaissance générale est nettement en baisse. La connaissance du français ou d'une autre langue étrangère(3) plus fréquente chez les vieux que chez les jeunes. L'école est un échec patent du régime de Wade. Sans parler de l'enseignement coranique qui, lui ,progresse et produit des récitants et non des compétents dont le pays a tant besoin. Sans parler de l'augmentation des talibés, enfants dispensés d'école et chargés par leur marabout ayant en charge leur connaissance du coran de mendier pour lui en bande dans les rues ? Les instituteurs, mal formés, ne sont, souvent, payés qu'après plusieurs mois de retard. En 2008/2009 ils furent en grève plus de quatre mois.
Comment en est-on arrivé là ? Qu'est devenu la définition d'une scolarité complète telle que l'EMP- Enseignement Moyen Pratique- l'avait, sous la primature de Diouf, définit et mis en place ? Pourquoi, par delà les chiffres, cette régression générale, économique, sociale, morale, éducative, sanitaire ?
Comment en est-on arrivé politiquement à ce que rien ne puisse se faire démocratiquement au Sénégal sans l'accord des mourides(4) ? Tenus à la lisière du politique, malgré leur importance économique et spirituelle, tant par Senghor que Diouf. Wade à mis les pieds dans le plat et s ‘est toujours déclaré « talibé » (disciple, fidèle) mouride faisant allégeance ouvertement, publiquement, et à maintes reprises au Grand Khalife de Touba ( Saliou Mbacke jusqu'en décembre 2008 puis son successeur Bara).
En 2000 Wade contre Diouf fatigué avait besoin des voix mourides que jusqu'alors Diouf avait su capter sans faire allégeance (il est lui-même tidjane)(5) ) Même avec elles, aujourd'hui , Wade est battu sauf s'il plie encore plus l'échine. C'est bien clairement ce que lui demande le richissime Marabout Bethio Thioune dont les générosités ciblées sont assorties non moins clairement d'une obligation de voter Wade. L'avenir de Wade et du Sénégal dépend en partie de la décision mouride de le soutenir ou pas. Pas mal dans un pays laïc où, contrairement à ses voisins, jamais l'armée ne joua un rôle déterminant !
Comment en est-on arrivé à ce que l'électricité soit « délestée » au moins une heure par jour ? Wade promet des gisements de gaz qui ferait du Sénégal un des grands pays producteurs d'énergie du monde. Autant dire n'importe quoi ! Alors qu'aucun grand chantier solaire n'est lancé, que les projets de barrage sur le Fleuve sont toujours repoussés sine die et qu'à la surconsommation des classes aisées (climatisations etc.) correspond la sous consommation dramatique des classes populaires qui abandonnent de plus en plus l'utilisation du frigidaire car elles ne peuvent plus payer leur facture d'électricité et que celle-ci, en plus, coupée de longues heures, rend celui-ci inutile ?
Certes le pays, surtout en raison d'un corps d'armée demeuré, grâce a Senghor et à Diouf, républicain et confiné aux casernes et aux bataillons onusiens et programme Recamp de maintien de la Paix (soutenu largement par la France) , n'a jamais, comme le Mali, le Burkina, la Guinée, le Niger ... connu d'épisodes putschistes. Mais ne disait-on la même chose en 1973 du Chili ? La grande muette sénégalaise entend-elle le rester longtemps ? Il serait tentant de voir dans la fin, précipitée, du détachement français à Dakar, présentée par Wade comme le parachèvement de l'indépendance - sic-un désir des militaires de détenir le monopole de la force armée, quoique les deux armées, sénégalaises et françaises- n'aient eu que des rapports lointains et cordiaux, mais il faut plutôt y voir la volonté de récupérer le terrain où l'armée française avait ses quartiers. Quelques hectares urbains qui valent de l'or et dont Wade entend bien tirer bénéfice.
Certes le gouvernement malgré quelques tentatives assez maladroites et timides n'a jamais vraiment entravé une liberté de presse qui, par ailleurs, malgré quelques éditoriaux isolés au vitriol se concentre surtout sur les faits divers et, formation n'aidant pas, n'a jamais constitué un quatrième pouvoir. Il ne saurait y avoir de lecteurs payants si le prix du journal, que l'on lit a plusieurs, excède les 200 francs CFA -0,30 euros- Le lectorat étant par ailleurs en régression continuelle en raison de l'analphabétisme grandissant et de la baisse de la compréhension du français- langue dans laquelle la presse continue d'écrire- rares sont les journaux, nombreux, a dépasser les 10.000 exemplaires. Faites les comptes !!! Cela explique aussi la très mauvaise tenue linguistique et politique et intellectuelle de l'ensemble de la presse. Elle aussi en régression qualitative.
Quant à l'Université il y a longtemps que les maliens, guinéens et autres étudiants de la région ne fréquentent plus l'Université de Dakar. Dakar n'est plus, avec le Bénin, le « quartier latin » de l'Afrique. Les meilleurs, Diop , Diagne enseignent ailleurs, aux States entre autre. Il y a longtemps que Dakar n'abrite plus cinéastes, peintres, philosophes, écrivains et le renouveau de la scène musicale et en particulier d'un rap dépolitisé tient beaucoup plus aux intérêts extérieurs que sénégalais.
Qu'avons-nous fait des indépendances ? De ce formidable espoir de réinventer le monde ?
Rien.
Quelques gorilles ont maintenu sous la férule française ou anglaise un semblant de paix mortifère et fragile, sans cesse cassée, espérée, restaurée, reperdue. Seul le Sénégal, avec Senghor et Diouf, alimentait l'espoir. Wade l'a définitivement enterré, rejoignant les Gabon, Togo et autres Centrafrique et dans la volonté dynastique et par l' approfondissement d'une structure qui assure la reconduction- reproduction d'une classe de profiteurs assise et accrochée confortablement au pouvoir, là où il est possible de réaliser de pleins bénéfices.
Le monument de « La Renaissance » africaine n est que l'illustration coulée dans le béton et le bronze de cette sénilité et de ce désespoir. Par sa forme, très stalinienne, très années 1930/50, complètement dépassée. Quel jeune dakarois rêve de se dresser, de surgir, armer de guerre, dans la société et de vaincre la pauvreté, l'avenir à droite la femme à gauche et l'enfant à ses pieds alors que chacun traine sa vie, sans espoir ni emploi, traine sa faim qui touille l'estomac, traine des rêves de combines de débrouilles de racket, ou de fuite ? Par sa symbolique (Travail, Famille, Patrie). Par ses réalisateurs : les nord-coréens. Wade, libéral grand teint, ami de Madelin et se considérant comme son frère politique, devenant ainsi le seul chef d'Etat libéral à être lié, culturellement, avec la Corée du Nord qui s'est payée, concrètement, par l'octroi généreux de terrains municipaux. Par sa mégalomanie qui tient non seulement à sa forme -4 étages-mais aussi au fait que Wade se dit le concepteur, dessinateur, créateur de la sculpture -comme il se dit l'auteur du nouvel hymne national qui fut joué lors de l'inauguration- s'octroyant ainsi le droit de faire gérer le monument par une société d'exploitation sous la direction de sa femme et de sa famille.(6) Politique, économiste, angliciste, sculpteur, musicien.. Wade voulant être tout n'est rien que cette outre de suffisances et de magouilles qui plonge de plus en plus le pays dans le gouffre amer de la pauvreté. Dans un entretien récent à « Jeune Afrique » pour parler des cinquante ans d'indépendance, comme toujours Wade tire le tapis à lui, ne parle que de lui, et déclare « j'ai toujours cru en mon étoile ». Son « étoile » n'est qu'un astre mort et sa mise en orbite dans le ciel sénégalais synonyme de désespérance et d'échec.
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1-à savoir que les socialistes n'ont rien fait et qu'il fera, et a fait, en dix ans, plus qu'eux en plus de vingt. Ce qui est bien sur faux. Même si l'on peut mettre à son actif la restructuration routière de Dakar qui en avait bien besoin effectuée par les coréens et les chinois sans que ces travaux aient donné le moindre travail aux innombrables chômeurs sénégalais.
2-IDH qui plus que le PIB ou toute autre mesure est une image puissante du développement plus que de la richesse. Il incorpore l'éducation, la santé, les infrastructures dans la richesse nationale.
3-Alors qu'il se dit grand avocat international Wade ne parle aucune langue et surtout pas l'anglais dont il se vante de posséder l'essentiel des éléments alors qu'il n'en parle pas un mot.
4-Confrérie musulmane fondée au début su siècle par Amadou Bamba qui opposée à l'administration coloniale française finit par la soutenir après un exil forcé au Gabon dont il revint dit la légende sur un tapis de prière volant. La ville sainte des mourides, leur Jérusalem, Touba, est le centre d'un rassemblement, le grand Magal, en Janvier, d'un million de pèlerins. La puissance économique des mourides- transport et agriculture- est immense.

5-Les tidjanes appartiennent à une confrérie également musulmane également importante.
6- Décision assortie, dans le silence de la classe politique et de sa cour, de cette déclaration ahurissante « Senghor avait bien ses droits d'auteur pourquoi n'aurais je pas les miens ? » oubliant au passage que pour écrire Senghor n'avait pas besoin de privatiser et démunicipaliser quelques hectares de terrains urbains qui aussitôt revendus à quelques spéculateurs connus alimentent la spéculation, la soumission et la corruption qui constituent les trois piliers du gouvernement wadien.

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1er journalPremière newletters…je me lance, je vais vous donner les dernières infos de notre association.

Depuis le mois d’août 2009 les avancées ont été rapides.

Du côté Sénégalais

En août achat du terrain pour la maison d’hôtes

En octobre début de la construction

En décembre la première case est presque finie

En février le puisatier commence à creuser le puits

En avril le puits est fini.

Entre temps  du côté Suisse

En janvier un déjeuné brunch, nous permets de rencontré les membres et d’avoir de nouvelles inscriptions.

L’achat du nom du site permet d’avoir un nom de domaine bien à nous

Des dossiers de notre association sont envoyés à des clubs bienfaiteurs

Le 3ème journal de notre association est distribué aux membres

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La « route des riches », sur la corniche mène au Radisson, un nouvel hôtel qui a ouvert ses portes il y a quelques mois à peine. Une halte s’impose. Le Radisson vaut parait-il le détour. Du luxe jamais vu au Sénégal. En effet, ses lignes pures, noires et marbrées se détachent sur le fond de l’océan. J’y fais une entrée la plus discrète possible. En short et en sueur, je dépare. Au milieu d’hommes en costumes noirs parlant anglais et français avec aisance et buvant des cocktails exotiques dans de grandes salles climatisées.

 

 

Des femmes en tailleur tapotent sur leur ordinateur portable, l’air sévère et pénétrées de leur importance de fonctionnaires onusiennes en mission. Ruisselant de sueur, je vois bien que je ne fais pas trop couleur locale. Mais les vigiles me laissent passer. Comme si la blancheur de ma peau servait de viatique.

 

Je décide que j’ai, moi aussi, droit à la vue sur la grande bleue. Je m’accoude de longues minutes aux balustrades du restaurant panoramique. L’océan me rafraîchit, m’apaise. Avant que je me décide à repartir. Presque à regret. L’opulence a aussi de bons côtés. Mais il faut se résoudre à quitter les lieux. Viendra forcément le moment fatidique où un employé zélé va se demander ce que je fais ici. M’inviter à mettre la main au portefeuille. Au cas où, j’ai déjà inventé mon numéro de chambre. 212, celui que je donne habituellement aux empêcheurs de courir en rond. Mais personne ne me demande rien.

 

 

 Au Radisson, les chambres les moins chères valent 160 000 francs CFA (environ 200 euros). L’équivalent du salaire mensuel d’un enseignant du secondaire. Je reprends la route. Un peu plus loin sur la Corniche, nous tombons nez à nez sur un concurrent du Radisson. Une nuit dans la suite présidentielle coûte un demi million de francs CFA (près de 800 euros).

 

Il est temps de revenir aux réalités des autres Sénégalais. Je traverse
la Médina, le quartier populaire où a grandi le chanteur Youssou N’dour. Nous retrouvons l’autre visage du pays. Les routes jonchées de nids de poules. La poussière. Les embouteillages monstres à toute heure du jour et parfois de la nuit. Les coups de klaxon permanents. Les gaz d’échappement, les fumées noires de cars à l’agonie. Les petits commerces en bois qui envahissent les trottoirs. Les mendiants, les handicapés et les talibés qui font sans cesse appel à la générosité des passants. Les petits vendeurs des rues, les « bana bana » qui courent après les belles de Dakar et leur proposant des prix « défiant toute concurrence ».

 

Enfin, nous arrivons place de l’Indépendance, le cœur de la ville, dans le Plateau, le quartier administratif. A deux pas de la Présidence, des ambassades et des ministères. Un Plateau où bien des routes sont, elles aussi, en piteux état. Un cœur de ville miséreux. Comme si les plus aisés ne se souciaient plus guère du cœur vibrant de la ville. Depuis qu’ils ont trouvé refuge sur la corniche. Leur étrange paradis artificiel, tourné vers le grand large et ses promesses.

 

http://dakarparis.blog.lemonde.fr/2009/12/02/du-dakar-des-riches-a-l%E2%80%99independance/

 

 

portrait

Portrait d’un guinéen qui se mobilise pour les enfants sénégalais démunis

Bouche Bée sur scène

Bouche Bée, un nom par lequel les enfants ont l’habitude de l’appeler, est un natif de la Guinée Conakry. Une personne exceptionnelle comme cela ne court pas les rues, surtout dans une période où les contextes économiques alarment même les entreprises de bienfaisance. Pour notre interlocuteur, la vraie vie, c’est d’être entouré par les enfants et de partager leurs sensations. Selon lui, certains pensent que c’est le manque de moments d’épanouissement durant sa jeunesse qui l’ont poussé à se mobiliser ainsi pour les enfants. Il répondra simplement : « les enfants ont le droit de vivre le bonheur même si les temps sont durs ».

En Guinée Conakry son pays d’origine, il place sa vie au service du social et des enfants

Dès l’âge de 18 ans, Jean Paul alias « Bouche Bée » sera piqué par le virus de missionnaire auprès des enfants. Et depuis 1999, il contribue à sa façon au bien être des enfants. Il estime que chaque individu sur terre est venu pour un but bien déterminé. Le temps qu’il a passé dans une école de mission pour une formation, lui a permis de comprendre que sa place est auprès des enfants. Une tâche très grande, Bouche Bée sera amené à créer des clubs d’enfants dans plusieurs quartiers de Conakry allant de la Cité de l’Air jusqu’à Donka. Un pari qu’il réussit merveilleusement bien car il est parvenu à réunir plus d’un milliers d’enfants. Pour permettre à ces derniers de retrouver la joie de vivre, il sera question pour lui d’improviser une comédie musicale pour capter l’attention des autres. La plupart des enfants sont des réfugiés de guerres du Libéria et de la Sierra Leone, et d’autres appartenaient à des familles nombreuses, démunies, déchirées ou issues de parents chômeurs s’ils ne sont pas orphelins.

Appelé auprès des enfants sénégalais par des ONG

Bouche Bée est rapidement sollicité par des partenaires connaissant son engagement à pouvoir travailler parmi les enfants. En 2004 vu les besoins urgents de secourir les enfants, il deviendra moniteur de la CIC à Thiès. Sa collaboration avec l’ONG World Vision lui permet de comprendre qu’il avait raison de dire que « beaucoup d’enfants au Sénégal avaient besoin d’aide ». La visite qu’il a effectuée dans les villes telles que Kaffrine, Vélingara, Diourbel, Fisell et Pikine lui ont permis d’y voir plus clair. Il est évident que les enfants partout dans le monde, surtout ceux qui ne sont pas à l’abri des problèmes, ont besoin de secours. Mais Bouche Bée estime après un constat que le besoin est plus présent au Sénégal que dans les autres pays qu’il avait fréquentés. « Et celui qui pensera le contraire n’aura qu’à faire le tour au centre Keur Yeur Mandé », un acte apprécié par plusieurs responsables.

Différentes manières d’agir

 

Il devient ainsi moniteur certifié d’Etat. Dans les mois qui suivent, il partage son expérience dans des pays comme le Mali à travers une conférence sur la situation des enfants en détresse en Afrique. Conscient que l’aide dont les enfants ont besoin ne peut provenir intégralement des ONG ou bailleurs malgré leurs efforts sans faille.

Bouche Bée a par ailleurs composé un album de musique de huit titres intitulé « Compassion » dont le fruit de la vente est destiné aux enfants. Tel le Père Noël, il n’attend pas les mois de décembre pour donner des cadeaux aux enfants. Pour lui chaque jour doit être une joie dans la vie des enfants. La semaine dernière plus de 200 cadeaux d’une valeur incroyable pour certains parents ont été distribués à St Louis, Kaolack, Kaffrine et Dakar aux Parcelles Assainies.

Mandiaye Petty Badjy pour Avenue221

http://www.avenue221.com/portrait-dun-guineen-qui-se-mobilise-pour-les-enfants-senegalais-demunis/

 

article février

Dimanche 21 février 2010 7 21 /02 /2010 19:08

 

21/02/2010

 

Monsieur le président, le peuple en a assez des fêtes !

 

 

Remplacez le Sénégal par le Bénin et vous avez la même copie conforme des change-menteurs (I.B.)

 

Les festivités marquant l’anniversaire des cinquante ans d’indépendance du Sénégal ont été lancées le samedi dernier au stade Léopold Sédar Senghor sous la présidence effective du chef de l’Etat
D’emblée, la fête a été morne, sans saveur. Le PDS, parti au pouvoir n’a pas su mobiliser les foules malgré sa campagne électorale, déguisée, prématurée.

Les masses euphoriques du 19 Mars 2000 jour de la célébration de l’alternance politique intervenue au Sénégal grâce à des élections claires et transparentes organisées par l’ex président Diouf et son gouvernement ; les foules historiques de cette journée mémorable du changement ont pointé ABSENT.
Le peuple sénégalais, par cette manifestation inoubliable, debout comme un bloc humain, a fêté et magnifié l’arrivée à la magistrature suprême sénégalaise de L’homme Abdoulaye WADE, leader charismatique du PDS.

Le soutien des autres candidats de l’opposition, réunis au sein du Fal a été d’un apport déterminant pour l’avènement de l’alternance.
La victoire d’ Abdoulaye WADE sur Abdou Diouf serait plus qu’incertaine, sans le soutien décisif d’hommes politiques comme Moustapha Niasse, Abdoulaye Bathily, Amath Dansoko, Landing Savané et de couches importantes de la société civile.

La presse privée n’a pas été en reste.

Mais depuis, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts : les belles promesses d’hier sont devenues des mirages sans lendemain…L’opposition, regroupée au sein de Benno a boycotté Abdoulaye WADE et sa fête, et derrière elle, le peuple sénégalais tout entier !

Le stade Léopold Sédar Senghor, témoin de la fête était désespérément vide : gazon vert étendu à perte de vue, espace vide, baobab fou, dénudé de feuilles vertes signe de vitalité et de jeunesse ; regards nostalgiques et hagards ont marqué une ambiance triste en ce jour historique d’anniversaire de notre indépendance nationale.

Les badauds se sont retirés avant l’heure convenue laissant les élèves et les militaires assurer…

Les Sénégalais, après l’euphorie des deux premières années sont fatigués et déçus des promesses non tenues ; fatigués d’une vie devenue insupportable, chéreté oblige dans
un état incapable de satisfaire la demande sociale devenue plus exigeante.

Sous le Sénégal de l’alternance, assurer les trois repas quotidiens est un défi. La flambée des prix du riz, du sucre, de la tomate, du lait de l’huile et du mil a accru la disette, les prix de l’essence, du gasoil et des transports sont devenus exorbitants La bonbonne de gaz de 5 kilos à 3200 FCFA est simplement inacceptable pour une ménagère sans ressources.

Est-il normal que ces mêmes denrées et produits alimentaires coûtent beaucoup moins cher au Burkina Faso, en Mauritanie et en Gambie quand l’essentiel de ces produits transitent par le port de Dakar pour atterrir dans la sous région ?

Du coup le fameux thiéboudjeune sénégalais en devient incolore, inodore, sans saveur.

Pendant ce temps, pour l’année 2009, les services des impots ont recouvrés 697,7 milliards de Fcfa ; à la douane près de 400 milliards l’ont été pour aller renflouer les caisses de l’état devenu super dépensier. (Source : L’AS quotidien du 2010-02-17)

Et dire que dépenser un milliard, c’est dépenser 100.000 fcfa par jour ; soit 36.500.000 fcfa par année ce pendant 28 années !!!!

Dans les milieux défavorisés beaucoup de nos concitoyens se contentent d’un seul repas par jour.
Au plan sanitaire la situation n’est guère mieux lotie.
Pour disposer de soins médicaux quand arrive la maladie il faut se lever tôt et savoir bourse délier Le plan sésame agonise devant des centres de santé dénudés de finances.

Les hopitaux Aristide Le Dantec Général de grand yoff ex CTO et Abass Ndaw de la Médina croulent sous le poids d’un manque criard de moyens.
Ne parlons pas des zones d’habitations victimes d’enclavement de certaines régions de l’intérieur où la femme sénégalaise meurt facilement en donnant la vie faute de moyens de transport ou de structures sanitaires décentralisées

Pendant ce temps les milliards de L’ ANOCI sont restés au travers de la gorge des artères principales de l’aéroport et du centre ville où les voitures rutilantes produites par l’ alternoce s’étirent à longueur de journée. Dans les quartiers périphériques de pikine et des parcelles assainies ;dos d’ânes et embouteillages vous assaillent si ce ne sont pas les petits talibés qui vous arrachent la monnaie

La jeunesse sénégalaise jadis fierté de la nation a fini par sombrer dans un gorgorluisme sans issue alors que nos valeurs morales ancestrales sont devenues démodées.
L’océan, après l’inoubliable tragédie du bateau LE DIOLA jamais élucidée n’en finit toujours pas d’engloutir des milliers de jeunes sénégalais candidats à l’aventure faute d’ alternative crédible ; entre Barzakh et Barça.

Cette jeunesse combattante jadis prompte à lever haut la main en signe de SOPI !!
Cette jeunesse pour l’alternance chantée par TALLA mon jeune frère victime d’agression !
Que n’avons-nous pas enduré pour porter haut le flambeau du changement pour un Sénégal de justice de développement et de démocratie .
Nous sommes nous trompés de choix ou de chemin ?
S’afficher à cette époque dans un combat politique d’avant garde était signe de courage de dévouement et de désintérêt !
Et voila que le changement fruit de sacrifices cumulés de tout bord, de passions aveugles portées par tout un peuple est dévoyé, vidé de sa substance et de ses objectifs par ceux là même qui sont sensés l’incarner.

En l’ An 2010 si le Sénégal est incapable de réguler et d’organiser un processus électoral exempt de suspicions par la mise en place d un code électoral consensuel par le choix d un modérateur indépendant capable de conduire les négociations contradictoires entre pouvoir et opposition alors là il y a problème !
La question du management des collectivités locales se pose avec acuité le cas des inondations pérennes de la banlieue de Dakar doit être pris en charge de façon sérieuse
Comment un Président de la république peut il se permettre de proposer l’asile à des étrangers fut il le cas pathétique des Haitiens alors que les sénégalais qui l’ont élu dorment sous l’eau avec serpents et caimans ?

L’argent des fêtes et des festins trouverait meilleure destination dans la banlieue dakaroise
Les mallettes bourrées de devises de Alex Ségura resteront a jamais gravées dans nos mémoires.
La gestion du domaine public et privé de l’état pose de sérieux problèmes d’entendement aux sénégalais qui voient leur espace vital se réduire considérablement
Même les plages en bordure de mer sont agressées

Si le régime socialiste avait pris d’assaut les réserves foncières du pays celui de l’alternance n’en trouverait point à revendre !

Pour toutes ces raisons l’absence du peuple sénégalais aux fêtes du cinquantenaire marque un signal fort à l’attention des nouveaux riches qui nous gouvernent.

Nous en avons vraiment assez des fêtes comme des fêtards !


Mme Aminata Dieye
Amyna.dieye@yahoo.fr

http://illassa-benoit.over-blog.com/article-monsieur-le-president-le-peuple-en-a-assez-des-fetes-45398756.html

bien dit...

24 janvier 2010

Toujours sans bagages

Mais qu'il est aisé de vivre sans !!
Et soudainement la folie des pays de consommation prend son envol. Avons nous réellement besoin de tant de confort, de couverts a poisson, de fourchettes a dessert, d'armoires pleines de linge et du produit qui dégrasse ceci, fait briller cela ?
Argent durement gagné pour beaucoup ne servant qu'a avoir le dernier mixeur ou les fringues a la mode, ben merdum a la commodité et au confort matériel qui endorment les esprits, relèguent les valeurs humaines au grenier, quand ils ne les font pas simplement disparaitre au profit du seul bien être de nos petits culs !!!!!
Içi les enfants s'inventent des jouets avec un morceau de bois et du fil de fer mais on les entend rire de bon coeur.
Pas de frigidaires où on oublie ces restes de diner qui finiront par y moisir. Chaque jour on va au marché et l'on rapporte légumes frais et poisson.
Le plat est abondant, il devra en rester parce qu'en plus des nombreuses bouches de la famille il ne faut jamais oublier les petits talibés qui viennent chaque jour et que l'on se doit de nourrir.

Depuis une paire de jours - tu as vu juste Ruegy - je ne gave plus mon appareil de clics et de claques, je hume, je respire et je m'impreigne de tout ce qui va m'aider a rester bien vive et energique en attendant ma nouvelle venue en novembre prochain.
Ma vie future a posé sa première pierre, maintenant il faut construire.

Demain je vais laisser la famille a son quotidien et aux souvenirs des bons moments passés ensembles. Je voyage vers Mboro et jeudi regagner Dakar.
Sans nostalgie, l'heure n'est pas encore venue pour moi de délaisser l'Europe, mais de plus en plus affirmée dans mes choix de venir un jour reposer dans la terre qui m'a vu naitre !!!!!!

http://ptitbouchon0.canalblog.com/archives/2010/01/24/16638313.html

Pourquoi? Oui pourquoi??

« La chance ne vaut rien »

Pourquoi les rues d’Afrique sont-elles peuplées d’enfants qui y habitent, y mangent et y dorment ? Pourquoi les enfants dits de la rue sont-ils livrés à eux-mêmes, contraints au vol, à la mendicité et à la prostitution pour survivre ? Pourquoi, à Luanda, à quelques mètres de l’hôtel Tropico, dont le luxe insolent symbolise le triomphalisme de l’ère pétrolière, les enfants des rues fouillent-ils dans les poubelles dans l’espoir d’y trouver quelques restes à se mettre sous la dent ? Pourquoi ce pays, devenu en 2009 premier producteur africain de brut, ne fait-il rien pour arracher les plus jeunes de ses citoyens à la misère ? Pourquoi les pétrodollars venant des 2 millions de barils produits chaque jour ne peuvent-ils servir à assurer le minimum de dignité aux plus jeunes des Angolais ? Pourquoi les shégués (« enfants des rues ») sont-ils condamnés à mourir jeunes, à se retrouver en prison ou à servir d’esclaves sexuels en RD Congo ? Pourquoi se résigner à ce refrain d’un chanteur congolais : « Shégué chance eloko pamba » (« Shégué, la chance ne vaut rien », en lingala) ?

Pourquoi cinq cent mille mineurs ont-ils été intégrés à des forces armées régulières ou rebelles en Afrique ? Pourquoi trois cent mille d’entre eux participent-ils directement aux guerres qui ensanglantent le continent ? Pourquoi sont-ils enrôlés de force, enlevés à l’école ou à leur domicile familial pour être versés dans des troupes ? Pourquoi leur sang a-t-il coulé et continue-t-il de couler dans l’indifférence totale au Liberia, en Sierra Leone, en RD Congo… ? Pourquoi restons-nous passifs devant ce qui se passe en Ouganda, où 40 000 enfants ont été enlevés et faits soldats au cours de ces vingt dernières années ? Pourquoi J’étais enfant-soldat, ce cri du cœur de Lucien Badjoko, enrôlé à 12 ans dans les forces rebelles de Laurent-Désiré Kabila, n’a-t-il pas suscité une mobilisation à la hauteur de ce fléau ?

Pourquoi n’applique-t-on pas la loi internationale qui dispose que le recrutement d’enfants de moins de 15 ans constitue un crime de guerre ? Pourquoi foule-t-on aux pieds la Convention de 1989 relative aux droits de l’enfant qui fixe à 15 ans l’âge minimum d’enrôlement volontaire et à 18 ans celui de la participation aux hostilités ?

Pourquoi les « talibés », ces jeunes élèves des écoles coraniques du Sénégal, sont-ils condamnés à mendier en guenilles ? Pourquoi, sous prétexte d’apprentissage du Coran, des parents expédient-ils leurs rejetons du Mali, de la Guinée, de la Mauritanie… à des marabouts ? Pourquoi ces enfants sont-ils condamnés à tendre la main pour pouvoir faire un versement quotidien à leur précepteur ? Pourquoi doivent-ils mourir quelquefois de sévices corporels, ou subir en silence des abus sexuels ?

Rien ne saurait justifier l’inaction devant de tels drames. Le continent le plus arriéré du monde a, plus que tous les autres, besoin de ses enfants pour relever les défis de l’avenir. Face à un Occident vieillissant, la jeunesse de la population africaine n’est pas un poids à supporter. C’est un atout à exploiter.

http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAJA2559p090.xml0/la-chance-ne-vaut-rien.html

resto du coeur

Tambacounda : Ces enfants venus de nulle part
Les conditions de vie des enfants en situation difficile sont précaires et préoccupantes à Tambacounda. La situation de pauvreté extrême des familles rend la situation davantage pénible, ce qui, aux yeux du secrétaire exécutif de la "lumière", une association protectrice des droits de l'enfant, est alarmant. Regard sur leur constat.

Partout dans les rues de Tambacounda, les jours semblent se suivent et se ressemblent pour ces jeunes toujours en quête de quoi donner à leur marabout, au risque de subir les foudres de ces derniers. Chaque levée de soleil entraînant son lot de spleen. Les Talibés s'égaillent dans tous les coins et recoins de la capitale orientale, à la recherche de la pitance. Ils viennent des quartiers périphériques et s’étendent comme une peau tannée.

Mendier pour survivre ?

Sur le sort des enfants, l'incompréhension s'installe. Comment peut-on s'en émouvoir ? Peut-on interdire à des enfants déboussolés à qui l'état n'assure presque rien, même pas un enseignement, de choisir la mendicité pour avoir de quoi manger ? Ces talibés squattent tous les coins et recoins de la ville. On les retrouve devant les endroits à forte fréquentation. Ils viennent des quartiers périphériques, comme de nombreux "daaras" sous la férule d'un marabout qui leur exige le versement d'une somme déterminée.

Confessions

Ces enfants rencontrés au "daaras" du quartier Plateau situé juste à côté de l'école élémentaire expliquent : "Nous sommes obligés de nous rendre au niveau du marché central pour porter les paniers des ménagères. Les recettes, nous les confions à notre marabout qui nous les garde pour nous acheter des habits au moment de notre retour dans nos familles".

Un optimisme que ne semble partager cet autre talibé pour qui l'argent sert à alimenter la marmite familiale du marabout. "Vous voyez vous même que ces jeunes n'ont même pas de chaussures en cette période de forte canicule où la température avoisine les 47° et doivent affronter la rugosité du macadam", appui-t-il, gouailleur. Sur l'avenue Léopold Sédar Senghor, prés de la SGBS, d'autres jeunes se faufilent entre les véhicules stoppés à côté de la banque.

Un phénomène qui prend de l’ampleur

Ce phénomène a pris de l'ampleur avec la complicité de certains parents, tentés par la facilité qui abandonne l'éducation de leur fils à des familles qui se paupérisent à la vitesse de la crise. "C'est en général, le résultat du développement de la pauvreté. Mais aussi parfois des fugues d'enfants en mal d'affection dans leurs familles et qui se retrouvent dans la rue. Pour suivre, il leur faut travailler et ils sont à la merci de n'importe quel danger ?, explique ce commerçant. A la rue Ainina Fall, comme dans tous les fiefs des commerçants, c'est le commerce qui attire le plus les talibés. Pendant que leurs amis courent derrière quelques francs engrangés durement à la faveur d'un portage ou de quelques services sous-rémunérés, les autres talibés transformés en petit commerçants brassent des sommes plus consistantes. Entre 500 et 1 000 FCFA par jour sans compter les habits et sandales revendus. Dans la masse des petits bouts d'hommes, d'autres talibés aident les commerçants à décharger leurs marchandises. Ces derniers en retour, leur offrent des habits ou sandales qu'ils revendent aux clients de la rue. "Ces enfants comme tous les autres talibés sont surexploités. On les fait travailler au lieu de leur apprendre le coran", explique ce commerçant, inquiet de l'avenir de ces talibés.

La "Lumière" initie un "Restaurant du cœur "

Une association cependant se bat beaucoup pour la protection des droits de ces enfants. La
Lumière", c’est son nom, a initié à Tambacounda une stratégie de lutte contre la pauvreté depuis bientôt une décennie.

Le siège de cette structure sise au quartier Médina Courra abrite tous les jeudis un "restaurant du cœur" où se rendent les enfants de la rue pour se laver, se soigner et manger. "Nous avons décidé de prendre en main notre destinée, de penser aussi aux problèmes des enfants déshérités et de nous engager en vue de les résoudre de manière satisfaisante et éclatante", a déclaré le secrétaire exécutif de l'association, Ibrahima Sorry Diallo.

En attendant que l'état joue sa partition, ces enfants continuent de vivre dans des conditions précaires. La rue est leur gîte, la débrouille, leur moyen de survivre. Ils sont en butte à toutes sortes de tentatives.


Dimanche 24 Janvier 2010 - 22:57
http://www.rewmi.com/Tambacounda-Ces-enfants-venus-de-nulle-part_a21955.html

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