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01|06|10, par Admin L'as Enregistrez l'article : Enregistrer au format PDF
SEVICES CORPORELS SUR DEUX TALIBES A LA ZONE DE CAPTAGE
Les justifications fallacieuses du maître coranique

Le cas des deux talibés battus jusqu'au sang, dont les haillons collaient sur les plaies béantes et puantes, relaté dans Walf Grand Place de la semaine dernière a ému plus d'un. Le marabout à l'origine de ces sévices, le maître coranique, Souleymane Ndiaye, qui a entendu parler de ces enfants à la radio, resté sans nouvelle de ses deux disciples pendant trois jours, s'est rendu au commissariat des Parcelles assainies pour avouer son forfait. Pour justifier ses coups de lanière, il a expliqué que, pour les deux garçons de 9 et 7 ans, l'un s'amusait à dormir à la belle étoile, l'autre refusait d'apprendre ses versets coraniques.

Des haillons qui collent à la peau
Au moment où ils lèvent la main sur ces pauvres innocents, arrive-t-il à ces nombreux maîtres coraniques, tortionnaires d'enfants, de se demander s'ils auraient eu le même comportement odieux, s'il s'agissait de leurs propres rejetons ? Souleymane Ndiaye, qui a passé sa première nuit à Rebeuss hier pour avoir tabassé jusqu'au sang deux talibés de 9 et 7 ans, répondrait certainement à cette question par la négative. Dans le cadre de son travail, Mme Diallo, assistante sociale, directrice du Centre « Gindi » sur la route du Front de Terre, en a certainement vu de toutes les couleurs ; mais, lorsque son regard s'est posé sur le dos de ces pauvres talibés, elle s'est tout de suite rendu compte que sa secrétaire, qui parlait de personnes « mal-en-point » avait sous-estimé la situation. Les deux jeunes visiteurs étaient littéralement traumatisés. Trouvés dans la rue, ils portaient des haillons, qui leur collaient au dos à cause des plaies béantes et puantes. Envoyés à l'infirmerie, ils ont été d'urgence acheminés aux soins intensifs à l'hôpital Le Dantec. A.T et M.N, environ 9 et 7 ans, originaires de Touba et de Koungheul, sont élèves au Daara Ousmane Diop, sis à la Zone de Captage. Le premier raconte qu'il ne supportait pas de passer la nuit à l'intérieur du Daara à cause des mauvaises conditions d'habitation. A.T préférait donc squatter les devantures des maisons environnantes ; et chaque fois que Souleymane Ndiaye le trouvait dehors, il le punissait sévèrement. M.N subissait aussi les mêmes sévices, sauf que, pour lui, le reproche est qu'il n'apprenait pas ses versets coraniques.

Les talibés sont les cousins du maître

Aussi étonnant que cela puisse paraître, les deux victimes sont des cousins du maître coranique. Qui, sans ambages, reconnaît les faits. Les deux garçons, raconte-t-il, éternels fugueurs donnaient du fil à retordre à leurs géniteurs. Une fois à la Zone de Captage, A.T est resté calme pendant un temps ; mais chassez le naturel, il revient au galop, dit l'adage ; il s'est remis à prendre la tangente comme avant. En plus, il refusait systématiquement d'apprendre les versets coraniques. M. N, pour sa part, restait sourd à ses récriminations et dormait dehors. Chaque fois qu'il se levait à l'aube, il le trouvait dans le voisinage. De guerre lasse, il s'est mis à les corriger. C'est avec une lanière en cuir qu'il les châtiait. La dernière fois, il reconnaît avoir exagéré, ce qui a occasionné les blessures. Il regrette. Souleyamane Ndiaye s'est de lui-même rendu à la police, après avoir entendu l'annonce à Walf, au sujet de deux enfants errants. Le maître coranique a été déféré, hier devant le Procureur, pour mauvais traitement à un enfant dont il a la charge, sévices corporels, coups et blessures volontaires.

Hadja Diaw GAYE

 

dakar

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01/06/2010 14:44
DAKAR, 1 juin 2010 (AFP) - Enfants maltraités: l'Unicef invite le Sénégal à vraiment appliquer la loi

Le Fonds des Nations Unies pour l'Enfance (Unicef) a souhaité mardi que le Sénégal applique réellement ses lois pour protéger les enfants des violences physiques et de l'exploitation, en citant les cas récents de deux petits garçons "maltraités par leur maître coranique".

"La presse s'est faite l'écho le vendredi 28 mai du cas de deux garçons de 8 et 9 ans maltraités par leur maître coranique et qui portent des traces de blessures suite à des sévices corporels. Cette situation interpelle l'opinion publique sur la question de la maltraitance des enfants qui a franchi le seuil du tolérable", juge l'Unicef dans un communiqué publié mardi.

Dans ce texte, l'Unicef "invite le gouvernement à revisiter la législation nationale et à prendre toutes les dispositions nécessaires pour son application impartiale".

Pour la représentante de l'Unicef au Sénégal, Giovanna Barbéris, interrogée par l'AFP, "il s'agit de renforcer l'application du dispositif légal qui interdit la mendicité, le trafic de personnes et toutes les formes de violences physiques contre les enfants, mais aussi de réglementer les daaras (écoles coraniques)".

"Nous n'accusons pas les daaras en général, pas du tout. Mais il y a des marabouts qui ne sont pas des marabouts et qui pratiquent l'exploitation des enfants. On ne peut pas rester indifférents", a ajouté Mme Barbéris.

"Beaucoup de progrès ont été faits mais on doit travailler ensemble - le gouvernement, les organisations internationales, la société civile - pour réellement améliorer la condition des enfants en général et faire en sorte que les violences contre les enfants talibés soient punies", a-t-elle ajouté.

Il y a deux ans, l'Unicef avait estimé à "8.000" le nombre d'enfants des rues à Dakar.

En avril, l'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW) avait dénoncé la situation au Sénégal de "dizaines de milliers d'enfants astreints à la mendicité", trop souvent "exploités et maltraités, soi-disant au nom de la religion".

Le 15 avril, la gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean, avait également demandé au Sénégal d'agir pour régler le problème des "milliers d'enfants livrés à la mendicité" dans le pays, assimilant leur sort à de "l'esclavage".

 

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les pharmaciens se mobilisent

Publié le 01/06/2010 03:50 | LaDepeche.fr
Les pharmaciens aident les enfants des rues au Sénégal


humanitaire

Cinq bénévoles de l'association Pharmacie Humanitaire Tarn à savoir Annie Chrisment, Josie Minguy, Anne Payrot, Valerie Sarda et Alain Malignon sont partis en mission à Saint-Louis du Sénégal tout récemment pendant trois semaines. L'essentiel de leur travail a consisté à aider l'association sénégalaise « Claire Enfance » qui s'occupe des talibés mendiants, ces enfants âgés de 5 à 15 ans qui mendient argent et nourriture pour leur marabout. Cette aide consistait dans l'apport en petit matériel amené de France et l'achat de médicaments essentiels à la centrale d'achat de Saint-Louis, la formation d'éducateurs de Claire Enfance sur les soins primaires et la gestion de la pharmacie, l'aménagement d'une salle de soins ainsi que l'amélioration des conditions d'hygiène des enfants dans les écoles coraniques.

« Dans le cadre d'un projet pilote proposé par une autre association humanitaire, explique Alain Malignon, visant à combattre l'augmentation de la population de la rue, nous sommes allés au village de Lampsar où un marabout de Saint-Louis a accepté de revenir enseigner. Ici, les enfants apprennent sous un abri de fortune et nous avons décidé de financer une construction en dur pour un coût de 1500€. La population a accepté de participer à ces travaux. » Dans cette école, les pharmaciens ont mené des actions de prévention, d'hygiène et de lutte contre le paludisme. « Cette mission nous a permis de mesurer l'ampleur des nouvelles tâches qu'il y aura à accomplir. Une fois de plus, toute l'équipe a été enthousiaste et compte les jours pour repartir. » conclue Alain Malignon.

Pour contacter l'association : 05.63.71.63.71 poste 2832 ou PHI 81, hôpital des Monges. Castres.

 

 

Les talibés sénégalais victimes de graves maltraitances, selon Human Rights Watch

Les talibés sénégalais victimes de graves maltraitances, selon Human Rights Watch
17 avril 10

Dakar, Human Rights Watch - Des dizaines de milliers d’enfants fréquentant des internats coraniques au Sénégal sont soumis à des conditions qui s’apparentent à de l’esclavage et sont victimes de graves abus, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié le 15 avril dernier. Human Rights Watch a exhorté les autorités sénégalaises à réglementer toutes les écoles coraniques et à entreprendre une action immédiate et concertée pour traduire en justice les professeurs qui violent les lois sénégalaises contre la mendicité forcée et la maltraitance des enfants.

Le rapport de 126 pages, « ‘Sur le dos des enfants’ : Mendicité forcée et autres mauvais traitements à l’encontre des talibés au Sénégal », documente le système d’exploitation et de maltraitance dans le cadre duquel au moins 50 000 garçons appelés talibés - dont la grande majorité a moins de 12 ans, et beaucoup n’ont pas plus de quatre ans - sont forcés de mendier dans les rues du Sénégal pendant de longues heures, sept jours par semaine, par des professeurs appelés marabouts dont plusieurs exhibent des comportements abusives et brutaux. Le rapport indique que les garçons sont souvent soumis par leurs professeurs à des formes extrêmes de maltraitance, de négligence et d’exploitation. Il s’appuie sur des entretiens menés auprès de 175 talibés ou anciens talibés, ainsi qu’auprès d’environ 120 autres personnes, dont des marabouts, des familles qui ont envoyé leurs enfants dans ces écoles, des spécialistes de l’islam, des représentants gouvernementaux et des travailleurs humanitaires.

« Le gouvernement sénégalais ne devrait pas rester les bras croisés pendant que des dizaines de milliers d’enfants talibés sont soumis chaque jour à des violences physiques, une négligence totale et, en fait, à des conditions s’apparentant à de l’esclavage », a remarqué Georgette Gagnon, directrice de la division Afrique à Human Rights Watch. « Le gouvernement devrait saisir l’occasion de la Journée nationale des Talibés, le 20 avril, pour s’engager à réglementer toutes les écoles coraniques et à exiger des comptes aux marabouts responsables de maltraitance. »

Dans la société sénégalaise essentiellement musulmane, où les chefs religieux exercent un pouvoir social et politique immense, les enfants ont depuis longtemps été confiés à des marabouts qui les éduquent dans ces internats coraniques, appelés daaras. Nombre de marabouts, qui servent de tuteurs de facto, remplissent consciencieusement la tradition importante de fournir aux jeunes garçons une éducation religieuse et morale.

Toutefois les recherches menées par Human Rights Watch montrent qu’actuellement, dans de nombreux daaras urbains fonctionnant en internats, d’autres marabouts se servent de l’éducation comme couverture pour l’exploitation économique des enfants à leur charge. Nombre de marabouts dans les daaras urbains exigent que les enfants leur remettent quotidiennement le produit de leur mendicité, et infligent de graves violences physiques et psychologiques aux enfants qui ne peuvent respecter le quota exigé. Human Rights Watch a documenté de nombreux cas de sévices corporels, et plusieurs cas où les enfants ont été enchaînés, attachés et forcés de rester dans des positions pénibles pendant qu’ils étaient battus.

Dans plus de 100 daaras dont Human Rights Watch a interrogé des talibés actuels ou passés, le marabout recueille en général de 20 000 à 60 000 dollars US par an grâce à la mendicité des garçons - une somme substantielle dans un pays où la plupart des gens vivent avec moins de 2 dollars par jour. Certains entretiens laissent supposer que des marabouts peuvent amasser jusqu’à 100 000 dollars par an en exploitant les enfants qui leur sont confiés.

Une tendance généralisée à la maltraitance

Un garçon de 11 ans envoyé par ses parents à l’âge de sept ans à un marabout de Dakar, capitale du Sénégal, a expliqué à Human Rights Watch :

Chaque jour je devais rapporter au marabout 600 CFA (1,30 dollar US), du riz et du sucre. Chaque fois que je ne pouvais pas, le marabout me frappait à coups de câble électrique. Il me frappait tant de fois sur le dos et le cou ; trop pour les compter…. Chaque fois que j’étais battu, je pensais à ma famille qui n’avait jamais levé la main sur moi. Je me rappelais du temps où j’étais à la maison. J’ai fini par m’enfuir, je ne pouvais plus le supporter. Human Rights Watch a en outre documenté les conditions extrêmement précaires dans lesquelles vivent ces garçons. Les montants substantiels d’argent, de riz et de sucre ramenés collectivement par les talibés mendiants ne sont pas utilisés pour nourrir, vêtir, abriter ou de quelqu’autre façon subvenir aux besoins des enfants. Nombre d’entre eux souffrent de malnutrition sévère cependant que les longues heures passées dans la rue les exposent au danger d’être blessés dans des accidents de voiture, de sévices corporels et sexuels, et de maladies.

Un daara typique est un bâtiment abandonné ou dont la construction est inachevée, et qui offre peu de protection contre la pluie, la chaleur ou le froid. Il est courant que les enfants dorment à 30 dans une petite pièce. Les maladies se répandent rapidement et les enfants tombent souvent malades - de maladies de peau, de paludisme et de parasites intestinaux - mais les marabouts les soignent rarement. Au lieu de cela, beaucoup d’enfants sont forcés de mendier encore plus longtemps pour payer leurs propres médicaments.

La plupart des talibés interrogés par Human Rights Watch ont indiqué qu’ils n’avaient qu’une tenue de rechange et plus de 40 pour cent d’entre eux ne possédaient pas une seule paire de chaussures, et donc ils doivent mendier pieds nus. Certains talibés ont expliqué que lorsqu’ils économisaient un peu d’argent en mendiant de plus longues heures et s’achetaient une nouvelle chemise ou des pantalons, leur marabout prenait les vêtements pour les donner à ses propres enfants.

« Au lieu de s’assurer que les garçons qui leur sont confiés disposent de nourriture, d’éducation et d’un abri correct, bien trop souvent les marabouts se servent de ces jeunes garçons comme source de revenus pour eux et leurs familles », s’est indignée Georgette Gagnon. « C’est honteux. »

Épuisés par les abus continuels et les privations, plus de 1 000 garçons s’enfuient des daaras chaque année. Les centaines d’enfants vivant dans les rues des principales villes du Sénégal représentent l’un des héritages caractéristiques des internats coraniques les plus coupables d’exploitation.

Une inaction persistante

Le gouvernement sénégalais a décrété en 2005 une loi qui pénalise le fait de forcer autrui à mendier en vue d’en tirer personnellement profit. Toutefois les autorités se sont abstenues de prendre des mesures concrètes pour mettre la loi en application et pour mettre un terme à l’exploitation et aux abus contre les talibés. Pas un seul marabout n’a été accusé ou jugé seulement pour le crime de mendicité forcée, bien que l’on puisse voir un grand nombre de ces enfants dans les rues n’importe quel jour de la semaine. Sauf dans de rares cas, de graves sévices corporels commis contre des talibés sont restés pareillement impunis.

À l’exception de quelques daaras « modernes » sponsorisés par l’État - qui combinent les programmes des écoles publiques et coraniques - aucune des écoles coraniques du Sénégal n’est soumises à une réglementation gouvernementale. C’est ce qui a conduit en partie à la prolifération de marabouts peu scrupuleux qui s’intéressent peu à l’éducation des enfants qui leur sont confiés ou à subvenir à leurs besoins.

Bien que nombre des enfants se trouvant dans les daaras du Sénégal viennent de la Guinée-Bissau voisine, son gouvernement n’a pas traduit les marabouts en justice, même dans des cas manifestes de traite d’enfants. La Guinée-Bissau court aussi le risque que la pratique de la mendicité forcée se répande chez elle si elle ne tire pas les leçons des décennies d’inaction au Sénégal.

Les parents envoient leurs enfants dans des daaras surtout par souci de leur assurer une éducation religieuse ; nombre d’entre eux sont aussi influencés par le manque de moyens financiers pour les entretenir à la maison. La plupart des parents ne fournissent aucun soutien financier ou affectif lorsqu’ils envoient l’enfant à un marabout. Si certains ignorent les abus - du fait en partie de la dissimulation délibérée de la part du marabout - d’autres envoient ou renvoient délibérément leurs enfants vers une situation qu’ils savent entachée d’abus.

Les agences d’aide humanitaire qui tentent noblement de combler le manque de protection laissé par le gouvernement, se retrouvent parfois impliquées dans les abus. En mettant l’accent de l’assistance sur les daaras urbains, et en négligeant les écoles rurales, de nombreuses organisations humanitaires nationales et internationales incitent les daaras à se déplacer depuis les zones rurales vers les zones urbaines, où la mendicité forcée est répandue. Dans certains cas, les efforts de ces organisations augmentent les marges bénéficiaires de marabouts peu scrupuleux en leur versant directement l’aide et en ne contrôlant pas la façon dont l’argent est utilisé. De telles agences omettent souvent de signaler les abus ou de remettre en question le laisser-faire de l’État, entre autres pour maintenir de bonnes relations avec le marabout et les autorités.

« Des millions de dollars sont déversés dans des programmes humanitaires et gouvernementaux pour aider les talibés et empêcher les abus, pourtant la prévalence de la mendicité forcée des enfants dans les daaras continue de s’aggraver », a conclu Georgette Gagnon. « La maltraitance endémique de ces enfants ne pourra être éradiquée que lorsque le gouvernement exigera des comptes aux marabouts coupables de ces abus. »

L’inaction du gouvernement à cet égard constitue un manquement à ses responsabilités au regard de la Convention relative aux droits de l’enfant et de la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant, ainsi que d’autres conventions sur la traite, sur les conditions s’apparentant à l’esclavage, et sur les pires formes de travail des enfants.

Human Rights Watch a par ailleurs appelé l’Organisation de la Conférence islamique à dénoncer la pratique de la mendicité forcée comme étant contraire aux obligations en matière de droits humains au regard de la Déclaration du Caire sur les droits de l’homme en Islam, et a demandé au Rapporteur spécial de l’ONU sur les formes contemporaines d’esclavage d’entreprendre une enquête sur la situation des talibés.

http://www.saphirnews.com/Les-talibes-senegalais-victimes-de-graves-maltraitances-selon-Human-Rights-Watch_a11392.html

 

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la statue de l'indépendance...???

http://www.mediapart.fr/club/blog/kakadoundiaye/100410/dakar-lindependancec-et-apres-la-fete-et-alors
Dakar. L'indépendance et après? La fête et alors?
10 Avril 2010 Par kakadoundiaye
J'y étais. Aux fêtes du cinquantième anniversaire de l'Indépendance. A Dakar. Enfin à coté de Dakar. A coté des festivités aussi. Comme beaucoup de sénégalais. Loin. Très loin. Comme la grande majorité des sénégalais qui sont fatigués de Wade et envisagent les mois qui viennent avant la saison des pluies avec inquiétude. Loin du monologue autiste, mensonger, délirant, confus, sénile d'un Wade libéral, mouride, content de lui et, à 82 ans, prêt à se succéder à lui-même, dans 3/4 ans, son fils ayant jusqu'ici échoué devant les électeurs. Wade qui apparaissait et se donnait à voir comme un des visages de l'Afrique, vieux sage intègre courbé d'ans et de sagesse, alors qu'il n'est , comme Mugabe, son compère- je n'ai pas oublié la standing ovation que ce dernier reçut à Lisbonne en 2007 de ses collègues assemblés dont Wade- qu'une caricature grotesque. Politicien aussi vénéneux qu'adroit, responsable d'une Afrique qu'il n'imagine qu'à la solde de ses seuls intérêts. Loin du visage d'une Afrique désenchantée, déboussolée, jeune, mal formée, déformée, qui ne croit plus en ses idoles et dont les meilleurs n'aspirent qu'au départ.
J'avais depuis deux ans tenté de susciter ça et là, colloques et rencontres sur ce thème de « qu'avez vous fait de vos indépendances ? Qu'avons-nous fait ensemble des dernières cinquante années en Afrique ? Qu'est ce que le développement ? »
Alors que Wade se goberge devant les caméras, reprenant un discours, quasi mot pout mot, vieux de dix ans qu'il servit contre Abdou Diouf(1), les services de l'ONU communiquent les derniers chiffres de l'Indice de Développement Humain (2) : Le Sénégal recule de plus de 10 places et figure clairement désormais parmi les pays les plus pauvres du monde. Son revenu moyen par habitant est de 2 euros/jour (984 dollars/an)et la disparité des revenus croit fortement, les riches devenant ( par la spéculation immobilière et les arrangements politiques- (cf la valise de billets donnés à un représentant du FMI en visite à Dakar-)plus riche, accaparant une part de plus en plus importante de la richesse nationale. En d'autres termes le revenu de la majorité des sénégalais est inférieur à 2 euros jour.
Comment en est-on arrivé là ? Je sais que les statistiques officielles font état d'une avancée spectaculaire de la scolarisation.
J'ai de grand doute. Il y a moins de jeunes villageois qui quittent leur village pour suivre chez des parents l'école secondaire qu'il y en avait il y a 20/30 ans. La formation est telle que les élèves sont incapables à 95% de passer ce que nous appelions l'examen d'entrée en sixième. La connaissance générale est nettement en baisse. La connaissance du français ou d'une autre langue étrangère(3) plus fréquente chez les vieux que chez les jeunes. L'école est un échec patent du régime de Wade. Sans parler de l'enseignement coranique qui, lui ,progresse et produit des récitants et non des compétents dont le pays a tant besoin. Sans parler de l'augmentation des talibés, enfants dispensés d'école et chargés par leur marabout ayant en charge leur connaissance du coran de mendier pour lui en bande dans les rues ? Les instituteurs, mal formés, ne sont, souvent, payés qu'après plusieurs mois de retard. En 2008/2009 ils furent en grève plus de quatre mois.
Comment en est-on arrivé là ? Qu'est devenu la définition d'une scolarité complète telle que l'EMP- Enseignement Moyen Pratique- l'avait, sous la primature de Diouf, définit et mis en place ? Pourquoi, par delà les chiffres, cette régression générale, économique, sociale, morale, éducative, sanitaire ?
Comment en est-on arrivé politiquement à ce que rien ne puisse se faire démocratiquement au Sénégal sans l'accord des mourides(4) ? Tenus à la lisière du politique, malgré leur importance économique et spirituelle, tant par Senghor que Diouf. Wade à mis les pieds dans le plat et s ‘est toujours déclaré « talibé » (disciple, fidèle) mouride faisant allégeance ouvertement, publiquement, et à maintes reprises au Grand Khalife de Touba ( Saliou Mbacke jusqu'en décembre 2008 puis son successeur Bara).
En 2000 Wade contre Diouf fatigué avait besoin des voix mourides que jusqu'alors Diouf avait su capter sans faire allégeance (il est lui-même tidjane)(5) ) Même avec elles, aujourd'hui , Wade est battu sauf s'il plie encore plus l'échine. C'est bien clairement ce que lui demande le richissime Marabout Bethio Thioune dont les générosités ciblées sont assorties non moins clairement d'une obligation de voter Wade. L'avenir de Wade et du Sénégal dépend en partie de la décision mouride de le soutenir ou pas. Pas mal dans un pays laïc où, contrairement à ses voisins, jamais l'armée ne joua un rôle déterminant !
Comment en est-on arrivé à ce que l'électricité soit « délestée » au moins une heure par jour ? Wade promet des gisements de gaz qui ferait du Sénégal un des grands pays producteurs d'énergie du monde. Autant dire n'importe quoi ! Alors qu'aucun grand chantier solaire n'est lancé, que les projets de barrage sur le Fleuve sont toujours repoussés sine die et qu'à la surconsommation des classes aisées (climatisations etc.) correspond la sous consommation dramatique des classes populaires qui abandonnent de plus en plus l'utilisation du frigidaire car elles ne peuvent plus payer leur facture d'électricité et que celle-ci, en plus, coupée de longues heures, rend celui-ci inutile ?
Certes le pays, surtout en raison d'un corps d'armée demeuré, grâce a Senghor et à Diouf, républicain et confiné aux casernes et aux bataillons onusiens et programme Recamp de maintien de la Paix (soutenu largement par la France) , n'a jamais, comme le Mali, le Burkina, la Guinée, le Niger ... connu d'épisodes putschistes. Mais ne disait-on la même chose en 1973 du Chili ? La grande muette sénégalaise entend-elle le rester longtemps ? Il serait tentant de voir dans la fin, précipitée, du détachement français à Dakar, présentée par Wade comme le parachèvement de l'indépendance - sic-un désir des militaires de détenir le monopole de la force armée, quoique les deux armées, sénégalaises et françaises- n'aient eu que des rapports lointains et cordiaux, mais il faut plutôt y voir la volonté de récupérer le terrain où l'armée française avait ses quartiers. Quelques hectares urbains qui valent de l'or et dont Wade entend bien tirer bénéfice.
Certes le gouvernement malgré quelques tentatives assez maladroites et timides n'a jamais vraiment entravé une liberté de presse qui, par ailleurs, malgré quelques éditoriaux isolés au vitriol se concentre surtout sur les faits divers et, formation n'aidant pas, n'a jamais constitué un quatrième pouvoir. Il ne saurait y avoir de lecteurs payants si le prix du journal, que l'on lit a plusieurs, excède les 200 francs CFA -0,30 euros- Le lectorat étant par ailleurs en régression continuelle en raison de l'analphabétisme grandissant et de la baisse de la compréhension du français- langue dans laquelle la presse continue d'écrire- rares sont les journaux, nombreux, a dépasser les 10.000 exemplaires. Faites les comptes !!! Cela explique aussi la très mauvaise tenue linguistique et politique et intellectuelle de l'ensemble de la presse. Elle aussi en régression qualitative.
Quant à l'Université il y a longtemps que les maliens, guinéens et autres étudiants de la région ne fréquentent plus l'Université de Dakar. Dakar n'est plus, avec le Bénin, le « quartier latin » de l'Afrique. Les meilleurs, Diop , Diagne enseignent ailleurs, aux States entre autre. Il y a longtemps que Dakar n'abrite plus cinéastes, peintres, philosophes, écrivains et le renouveau de la scène musicale et en particulier d'un rap dépolitisé tient beaucoup plus aux intérêts extérieurs que sénégalais.
Qu'avons-nous fait des indépendances ? De ce formidable espoir de réinventer le monde ?
Rien.
Quelques gorilles ont maintenu sous la férule française ou anglaise un semblant de paix mortifère et fragile, sans cesse cassée, espérée, restaurée, reperdue. Seul le Sénégal, avec Senghor et Diouf, alimentait l'espoir. Wade l'a définitivement enterré, rejoignant les Gabon, Togo et autres Centrafrique et dans la volonté dynastique et par l' approfondissement d'une structure qui assure la reconduction- reproduction d'une classe de profiteurs assise et accrochée confortablement au pouvoir, là où il est possible de réaliser de pleins bénéfices.
Le monument de « La Renaissance » africaine n est que l'illustration coulée dans le béton et le bronze de cette sénilité et de ce désespoir. Par sa forme, très stalinienne, très années 1930/50, complètement dépassée. Quel jeune dakarois rêve de se dresser, de surgir, armer de guerre, dans la société et de vaincre la pauvreté, l'avenir à droite la femme à gauche et l'enfant à ses pieds alors que chacun traine sa vie, sans espoir ni emploi, traine sa faim qui touille l'estomac, traine des rêves de combines de débrouilles de racket, ou de fuite ? Par sa symbolique (Travail, Famille, Patrie). Par ses réalisateurs : les nord-coréens. Wade, libéral grand teint, ami de Madelin et se considérant comme son frère politique, devenant ainsi le seul chef d'Etat libéral à être lié, culturellement, avec la Corée du Nord qui s'est payée, concrètement, par l'octroi généreux de terrains municipaux. Par sa mégalomanie qui tient non seulement à sa forme -4 étages-mais aussi au fait que Wade se dit le concepteur, dessinateur, créateur de la sculpture -comme il se dit l'auteur du nouvel hymne national qui fut joué lors de l'inauguration- s'octroyant ainsi le droit de faire gérer le monument par une société d'exploitation sous la direction de sa femme et de sa famille.(6) Politique, économiste, angliciste, sculpteur, musicien.. Wade voulant être tout n'est rien que cette outre de suffisances et de magouilles qui plonge de plus en plus le pays dans le gouffre amer de la pauvreté. Dans un entretien récent à « Jeune Afrique » pour parler des cinquante ans d'indépendance, comme toujours Wade tire le tapis à lui, ne parle que de lui, et déclare « j'ai toujours cru en mon étoile ». Son « étoile » n'est qu'un astre mort et sa mise en orbite dans le ciel sénégalais synonyme de désespérance et d'échec.
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1-à savoir que les socialistes n'ont rien fait et qu'il fera, et a fait, en dix ans, plus qu'eux en plus de vingt. Ce qui est bien sur faux. Même si l'on peut mettre à son actif la restructuration routière de Dakar qui en avait bien besoin effectuée par les coréens et les chinois sans que ces travaux aient donné le moindre travail aux innombrables chômeurs sénégalais.
2-IDH qui plus que le PIB ou toute autre mesure est une image puissante du développement plus que de la richesse. Il incorpore l'éducation, la santé, les infrastructures dans la richesse nationale.
3-Alors qu'il se dit grand avocat international Wade ne parle aucune langue et surtout pas l'anglais dont il se vante de posséder l'essentiel des éléments alors qu'il n'en parle pas un mot.
4-Confrérie musulmane fondée au début su siècle par Amadou Bamba qui opposée à l'administration coloniale française finit par la soutenir après un exil forcé au Gabon dont il revint dit la légende sur un tapis de prière volant. La ville sainte des mourides, leur Jérusalem, Touba, est le centre d'un rassemblement, le grand Magal, en Janvier, d'un million de pèlerins. La puissance économique des mourides- transport et agriculture- est immense.

5-Les tidjanes appartiennent à une confrérie également musulmane également importante.
6- Décision assortie, dans le silence de la classe politique et de sa cour, de cette déclaration ahurissante « Senghor avait bien ses droits d'auteur pourquoi n'aurais je pas les miens ? » oubliant au passage que pour écrire Senghor n'avait pas besoin de privatiser et démunicipaliser quelques hectares de terrains urbains qui aussitôt revendus à quelques spéculateurs connus alimentent la spéculation, la soumission et la corruption qui constituent les trois piliers du gouvernement wadien.

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1er journalPremière newletters…je me lance, je vais vous donner les dernières infos de notre association.

Depuis le mois d’août 2009 les avancées ont été rapides.

Du côté Sénégalais

En août achat du terrain pour la maison d’hôtes

En octobre début de la construction

En décembre la première case est presque finie

En février le puisatier commence à creuser le puits

En avril le puits est fini.

Entre temps  du côté Suisse

En janvier un déjeuné brunch, nous permets de rencontré les membres et d’avoir de nouvelles inscriptions.

L’achat du nom du site permet d’avoir un nom de domaine bien à nous

Des dossiers de notre association sont envoyés à des clubs bienfaiteurs

Le 3ème journal de notre association est distribué aux membres

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La « route des riches », sur la corniche mène au Radisson, un nouvel hôtel qui a ouvert ses portes il y a quelques mois à peine. Une halte s’impose. Le Radisson vaut parait-il le détour. Du luxe jamais vu au Sénégal. En effet, ses lignes pures, noires et marbrées se détachent sur le fond de l’océan. J’y fais une entrée la plus discrète possible. En short et en sueur, je dépare. Au milieu d’hommes en costumes noirs parlant anglais et français avec aisance et buvant des cocktails exotiques dans de grandes salles climatisées.

 

 

Des femmes en tailleur tapotent sur leur ordinateur portable, l’air sévère et pénétrées de leur importance de fonctionnaires onusiennes en mission. Ruisselant de sueur, je vois bien que je ne fais pas trop couleur locale. Mais les vigiles me laissent passer. Comme si la blancheur de ma peau servait de viatique.

 

Je décide que j’ai, moi aussi, droit à la vue sur la grande bleue. Je m’accoude de longues minutes aux balustrades du restaurant panoramique. L’océan me rafraîchit, m’apaise. Avant que je me décide à repartir. Presque à regret. L’opulence a aussi de bons côtés. Mais il faut se résoudre à quitter les lieux. Viendra forcément le moment fatidique où un employé zélé va se demander ce que je fais ici. M’inviter à mettre la main au portefeuille. Au cas où, j’ai déjà inventé mon numéro de chambre. 212, celui que je donne habituellement aux empêcheurs de courir en rond. Mais personne ne me demande rien.

 

 

 Au Radisson, les chambres les moins chères valent 160 000 francs CFA (environ 200 euros). L’équivalent du salaire mensuel d’un enseignant du secondaire. Je reprends la route. Un peu plus loin sur la Corniche, nous tombons nez à nez sur un concurrent du Radisson. Une nuit dans la suite présidentielle coûte un demi million de francs CFA (près de 800 euros).

 

Il est temps de revenir aux réalités des autres Sénégalais. Je traverse
la Médina, le quartier populaire où a grandi le chanteur Youssou N’dour. Nous retrouvons l’autre visage du pays. Les routes jonchées de nids de poules. La poussière. Les embouteillages monstres à toute heure du jour et parfois de la nuit. Les coups de klaxon permanents. Les gaz d’échappement, les fumées noires de cars à l’agonie. Les petits commerces en bois qui envahissent les trottoirs. Les mendiants, les handicapés et les talibés qui font sans cesse appel à la générosité des passants. Les petits vendeurs des rues, les « bana bana » qui courent après les belles de Dakar et leur proposant des prix « défiant toute concurrence ».

 

Enfin, nous arrivons place de l’Indépendance, le cœur de la ville, dans le Plateau, le quartier administratif. A deux pas de la Présidence, des ambassades et des ministères. Un Plateau où bien des routes sont, elles aussi, en piteux état. Un cœur de ville miséreux. Comme si les plus aisés ne se souciaient plus guère du cœur vibrant de la ville. Depuis qu’ils ont trouvé refuge sur la corniche. Leur étrange paradis artificiel, tourné vers le grand large et ses promesses.

 

http://dakarparis.blog.lemonde.fr/2009/12/02/du-dakar-des-riches-a-l%E2%80%99independance/

 

 

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Portrait d’un guinéen qui se mobilise pour les enfants sénégalais démunis

Bouche Bée sur scène

Bouche Bée, un nom par lequel les enfants ont l’habitude de l’appeler, est un natif de la Guinée Conakry. Une personne exceptionnelle comme cela ne court pas les rues, surtout dans une période où les contextes économiques alarment même les entreprises de bienfaisance. Pour notre interlocuteur, la vraie vie, c’est d’être entouré par les enfants et de partager leurs sensations. Selon lui, certains pensent que c’est le manque de moments d’épanouissement durant sa jeunesse qui l’ont poussé à se mobiliser ainsi pour les enfants. Il répondra simplement : « les enfants ont le droit de vivre le bonheur même si les temps sont durs ».

En Guinée Conakry son pays d’origine, il place sa vie au service du social et des enfants

Dès l’âge de 18 ans, Jean Paul alias « Bouche Bée » sera piqué par le virus de missionnaire auprès des enfants. Et depuis 1999, il contribue à sa façon au bien être des enfants. Il estime que chaque individu sur terre est venu pour un but bien déterminé. Le temps qu’il a passé dans une école de mission pour une formation, lui a permis de comprendre que sa place est auprès des enfants. Une tâche très grande, Bouche Bée sera amené à créer des clubs d’enfants dans plusieurs quartiers de Conakry allant de la Cité de l’Air jusqu’à Donka. Un pari qu’il réussit merveilleusement bien car il est parvenu à réunir plus d’un milliers d’enfants. Pour permettre à ces derniers de retrouver la joie de vivre, il sera question pour lui d’improviser une comédie musicale pour capter l’attention des autres. La plupart des enfants sont des réfugiés de guerres du Libéria et de la Sierra Leone, et d’autres appartenaient à des familles nombreuses, démunies, déchirées ou issues de parents chômeurs s’ils ne sont pas orphelins.

Appelé auprès des enfants sénégalais par des ONG

Bouche Bée est rapidement sollicité par des partenaires connaissant son engagement à pouvoir travailler parmi les enfants. En 2004 vu les besoins urgents de secourir les enfants, il deviendra moniteur de la CIC à Thiès. Sa collaboration avec l’ONG World Vision lui permet de comprendre qu’il avait raison de dire que « beaucoup d’enfants au Sénégal avaient besoin d’aide ». La visite qu’il a effectuée dans les villes telles que Kaffrine, Vélingara, Diourbel, Fisell et Pikine lui ont permis d’y voir plus clair. Il est évident que les enfants partout dans le monde, surtout ceux qui ne sont pas à l’abri des problèmes, ont besoin de secours. Mais Bouche Bée estime après un constat que le besoin est plus présent au Sénégal que dans les autres pays qu’il avait fréquentés. « Et celui qui pensera le contraire n’aura qu’à faire le tour au centre Keur Yeur Mandé », un acte apprécié par plusieurs responsables.

Différentes manières d’agir

 

Il devient ainsi moniteur certifié d’Etat. Dans les mois qui suivent, il partage son expérience dans des pays comme le Mali à travers une conférence sur la situation des enfants en détresse en Afrique. Conscient que l’aide dont les enfants ont besoin ne peut provenir intégralement des ONG ou bailleurs malgré leurs efforts sans faille.

Bouche Bée a par ailleurs composé un album de musique de huit titres intitulé « Compassion » dont le fruit de la vente est destiné aux enfants. Tel le Père Noël, il n’attend pas les mois de décembre pour donner des cadeaux aux enfants. Pour lui chaque jour doit être une joie dans la vie des enfants. La semaine dernière plus de 200 cadeaux d’une valeur incroyable pour certains parents ont été distribués à St Louis, Kaolack, Kaffrine et Dakar aux Parcelles Assainies.

Mandiaye Petty Badjy pour Avenue221

http://www.avenue221.com/portrait-dun-guineen-qui-se-mobilise-pour-les-enfants-senegalais-demunis/